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Enregistrement du parti ‘’Le Libéral’’: suspension de 02 cadres du ministère de l'intérieur soupçonnés de corruption

Enregistrement du parti ‘’Le Libéral’’: suspension de 02 cadres du ministère de l'intérieur soupçonnés de corruption

Au Bénin, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séïbou a révélé, jeudi 15 mai 2025, que des démarches illicites auraient été entreprises en vue de faciliter l’obtention du récépissé du parti ‘’Le Libéral’’, contre d’importantes sommes d’argent. Une enquête a été ouverte et les agents de l’administration incriminés suspendus.

Au Bénin, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séïbou a révélé, jeudi 15 mai 2025, que des démarches illicites auraient été entreprises en vue de faciliter l’obtention du récépissé du parti ‘’Le Libéral’’, contre d’importantes sommes d’argent. Une enquête a été ouverte et les agents de l’administration incriminés suspendus.

Alassane Séibou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique du Bénin

Alassane Séibou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique du Bénin

Le processus d’enregistrement du parti politique « Le Libéral » a été entaché de graves soupçons de corruption impliquant deux cadres du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique. C’est ce que le ministre, Alassane Séïbou a révélé, jeudi 15 mai 2025, lors de sa déclaration.  Selon lui, l’enregistrement du parti politique ‘’Le Libéral’’ (LLB) a suivi un parcours administratif particulièrement long et complexe.

 

Dès le 2 août 2024, les membres fondateurs déposent leur dossier auprès du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique (MISP). Ce dossier, enregistré sous le numéro 5544, est examiné conformément à la loi n° 2018-23 portant charte des partis politiques, modifiée en 2019. Rapidement, des insuffisances sont relevées sur pas moins de soixante-cinq pages, notifiées aux responsables du parti le 26 septembre 2024.

 

Malgré la remise d’un dossier « corrigé » le 25 octobre 2024, de nouvelles insuffisances sont signalées en décembre, cette fois sur dix pages. Les échanges se poursuivent, ponctués de séances de travail et de dépôts successifs de documents, jusqu’à ce qu’en avril 2025, la version finale du dossier soit validée, permettant la délivrance d’un récépissé provisoire.

 

Des facilités contre rémunération

 

C’est au moment de l’enregistrement définitif que le processus bascule dans le scandale. Le ministre Alassane Séïbou explique avoir été alerté par « des sources dignes de foi » de faits de corruption impliquant deux cadres du ministère : l’un de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales, l’autre de la Direction des Affaires intérieures et des Cultes.

 

Selon les informations recueillies, « le cadre en service à la Direction des Affaires intérieures et des Cultes aurait approché le principal responsable du parti en création pour lui proposer des facilitations contre rémunération de sa part en vue de faire aboutir son dossier au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Proposition à laquelle ce dernier aurait adhéré ».

 

Le même agent aurait alors contacté un collègue de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales, le convainquant à son tour contre promesse de rétribution. « Ainsi les intéressés auraient perçu d’importantes sommes d’argent du principal responsable du parti en création », a précisé le ministre.

 

Des mesures immédiates et une enquête ouverte

 

Face à la gravité des faits, le ministre Alassane Séïbou a réagi avec fermeté. « J’ai diligemment instruit le Directeur général de la Police républicaine de faire interpeler les intéressés ainsi que le présumé corrupteur, et d’activer la Brigade économique et financière pour clarifier la situation. J’ai par ailleurs suspendu les deux cadres de leur position administrative respective sans préjudices des poursuites judiciaires qui en découleront ».

 

Cette affaire intervient alors que la réforme du système partisan au Bénin vise à renforcer la transparence et à assainir la vie politique. Le ministre rappelle ainsi que le respect de la légalité et de l’éthique doit être la règle à tous les niveaux de l’administration. 

 

 

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