Julius Maada Bio, présiednt en exercice de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a décidé de déployer une mission de médiation en Guinée-Bissau à l’issue de son sommet extraordinaire virtuel. Selon le communiqué final, les chefs d’État ont convenu de mettre en place une délégation « de haut niveau en Guinée-Bissau afin d'engager le dialogue avec les auteurs du coup d'État en vue d'assurer le rétablissement complet de l'ordre constitutionnel ».
La mission sera composée du président du Togo, Faure Gnassingbé, du président du Cap-Vert, José Maria Pereira Neves, et du président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, accompagnés du président de la Commission.
Par ailleurs, la conférence des chefs d’État exhorte « les forces armées de Guinée-Bissau à regagner leurs casernes et à assumer pleinement leur rôle constitutionnel ». Elle demande à la Mission d’appui à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (MESSB) de maintenir son action pour la protection des institutions.
Les dirigeants ouest-africains « condamnent avec la plus grande fermeté le coup d'État perpétré le 26 novembre 2025 » et appellent à « un rétablissement immédiat et sans condition de l'ordre constitutionnel ». Le sommet rejette « tout arrangement qui perpétue l'interruption illégale du processus démocratique et la subversion de la volonté du peuple de Guinée-Bissau ».
La Conférence affirme rester saisie de la situation et se réserve le droit d’appliquer toutes les dispositions prévues par le Protocole additionnel de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance, ainsi que par l’Acte additionnel de 2012 sur les sanctions. Ces mesures pourront viser « toutes les entités jugées coupables de perturbation du processus électoral et démocratique en Guinée-Bissau ».
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