Mamadi Doumbouya, président élu en Guinée
La confirmation des résultats par la plus haute juridiction ouvre une nouvelle séquence politique en Guinée, marquée par un discours d’apaisement et de responsabilité. La Cour suprême de Guinée a confirmé la victoire de Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre, avec 86,72 % des suffrages, synonyme d’un mandat de sept ans acquis dès le premier tour. Quelques heures après cette validation, le président élu s’est adressé à la Nation lors d’une allocution retransmise en direct sur la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG).
Dans un message à forte portée symbolique, Mamadi Doumbouya a exprimé sa reconnaissance au peuple guinéen pour la confiance accordée. « En m’accordant la majorité absolue, dès le premier tour, votre choix pour ma personne m’oblige davantage », a-t-il déclaré, évoquant le caractère historique du scrutin.
Le chef de l’État a salué le déroulement du processus électoral, mettant en avant la maturité civique des électeurs et le respect des institutions. « La Guinée a démontré qu’elle est capable de choisir son destin dans la paix, le respect des lois et des institutions », a-t-il affirmé, citant les conclusions positives des missions d’observation nationales et internationales.
Évitant tout ton triomphaliste, Mamadi Doumbouya a adressé des remerciements aux candidats en lice et à leurs électeurs. Il a estimé que leur participation a contribué à la vitalité démocratique. Il a également salué l’engagement de ses équipes de campagne ainsi que le professionnalisme des forces de défense et de sécurité tout au long du processus.
Au cœur de son message, l’appel à l’unité nationale s’est imposé comme un fil conducteur. « Il n’y a ni vainqueur ni vaincu. Il n’y a qu’une seule Guinée », a-t-il martelé, invitant l’ensemble des citoyens, y compris la diaspora, à se mobiliser autour d’un projet commun.
Abordant les orientations de son mandat, le président élu a promis une gouvernance fondée sur la rigueur, le dialogue et l’ouverture, assurant que l’opposition politique et la société civile auront leur place dans la construction nationale. « L’année 2026 sera celle du travail, de l’unité et de l’espoir », a-t-il affirmé.
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