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Suspension des visas d’immigrant aux États-Unis : trois choses à retenir

Suspension des visas d’immigrant aux États-Unis : trois choses à retenir

Washington durcit l’accès à l’immigration permanente. Le département d’État américain a ordonné la suspension du traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, invoquant la lutte contre les demandeurs susceptibles de devenir une « charge publique ».

Washington durcit l’accès à l’immigration permanente. Le département d’État américain a ordonné la suspension du traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, invoquant la lutte contre les demandeurs susceptibles de devenir une « charge publique ».

Un coup d’arrêt administratif qui redessine brutalement les règles de l’immigration vers les États-Unis. Les États-Unis suspendent le traitement des visas d’immigrant pour 75 pays. La décision s’appuie sur une application renforcée du critère de la « charge publique ». Voici ce qu’il faut retenir de cette suspension

 

1. Une suspension large, immédiate et sans échéance

 

Le département d’État américain a décidé de suspendre le traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, dont la Somalie, la Russie, l’Iran, le Nigeria, l’Afghanistan, l’Égypte ou encore le Brésil. La mesure doit entrer en vigueur le 21 janvier et s’appliquer « indéfiniment » jusqu’à une réévaluation complète des procédures de sélection et de vérification.

 

Une note interne, consultée par Fox News Digital, ordonne aux agents consulaires de refuser les demandes de visa en s’appuyant sur la loi existante pendant toute la durée de cette révision. Selon le département d’État, l’objectif est d’empêcher l’entrée de ressortissants étrangers susceptibles de dépendre durablement des aides publiques américaines.

 

« L’immigration en provenance de ces 75 pays sera suspendue le temps que le Département d’État réévalue les procédures de traitement de l’immigration afin d’empêcher l’entrée de ressortissants étrangers qui bénéficieraient de l’aide sociale et des prestations publiques », précise l’administration.

 

2. Le retour en force du critère de la « charge publique »

 

Au cœur de cette décision figure l’application renforcée de la disposition dite de « charge publique », inscrite depuis longtemps dans le droit de l’immigration américaine. En novembre 2025, un télégramme adressé aux postes consulaires du monde entier a introduit de nouvelles règles de contrôle jugées plus strictes.

 

Les agents doivent désormais évaluer un large éventail de critères : état de santé, âge, maîtrise de l’anglais, situation financière, antécédents de recours à l’aide sociale ou besoin potentiel de soins médicaux de longue durée. Les directives mentionnent que des demandeurs plus âgés, en surpoids ou ayant déjà bénéficié d’une assistance publique pourraient se voir refuser un visa.

 

« Le département d'État utilisera son autorité de longue date pour déclarer inéligibles les immigrants potentiels qui deviendraient une charge publique pour les États-Unis et exploiteraient la générosité du peuple américain », a déclaré Tommy Piggott, porte-parole du département d’État.

 

Si cette notion existait avant, son interprétation a varié selon les administrations. L’administration Trump avait déjà élargi cette définition en 2019, avant que certaines dispositions ne soient bloquées par les tribunaux puis allégées sous Joe Biden.

 

3. Des exemptions rares, notamment pour certains événements sportifs

 

Les exceptions à la suspension sont annoncées comme « très limitées » et conditionnées au respect strict des exigences liées à la charge publique. Une catégorie spécifique bénéficie toutefois d’un traitement à part : les grands événements sportifs internationaux.

 

Le département d’État a confirmé que les athlètes, entraîneurs et personnels de soutien participant à la Coupe du monde de 2026, aux Jeux olympiques et paralympiques de 2028, ainsi qu’à d’autres compétitions majeures, seraient exemptés des interdictions de visa.

 

« Seule une petite partie des voyageurs se rendant à la Coupe du monde, aux Jeux olympiques et paralympiques, ainsi qu'à d'autres grands événements sportifs, pourra bénéficier de cette exception », souligne le département d’État.

 

Cette exemption couvre notamment les compétitions organisées ou reconnues par la FIFA, les ligues professionnelles américaines et plusieurs fédérations sportives internationales. En revanche, les spectateurs étrangers, les médias et les sponsors commerciaux restent soumis aux restrictions, sauf s’ils relèvent d’un autre motif d’exemption.

 

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