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Conseil de sécurité de l’ONU : l’Afrique réclame un siège permanent et dénonce une « injustice » historique

Conseil de sécurité de l’ONU : l’Afrique réclame un siège permanent et dénonce une « injustice » historique

Lors du débat du Conseil de sécurité de l'ONU tenu lundi 26 janvier 2026, le président de la Commission de l'Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est indigné contre l’absence de l’Afrique des sièges permanents du Conseil de sécurité 80 ans après la création des Nations Unies. Cet état de choses fragilise, selon lui, la crédibilité même de l’organe chargé du maintien de la paix mondiale.

Lors du débat du Conseil de sécurité de l'ONU tenu lundi 26 janvier 2026, le président de la Commission de l'Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est indigné contre l’absence de l’Afrique des sièges permanents du Conseil de sécurité 80 ans après la création des Nations Unies. Cet état de choses fragilise, selon lui, la crédibilité même de l’organe chargé du maintien de la paix mondiale.

80 ans après la création des Nations Unies, l’Afrique reste absente des sièges permanents du Conseil de sécurité. Lundi 26 janvier 2026, à l’occasion d’un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies consacré à l’État de droit international, à la paix et au multilatéralisme, le président de la Commission de l’Union africaine a dénoncé une inégalité structurelle.

 

« Quatre-vingt ans après la création de l'ONU, l'Afrique, avec 1,4 milliard d'habitants, 55 États, n'a toujours pas de siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Ce n'est pas seulement injuste pour l'Afrique, cela affaiblit la crédibilité du Conseil », a-t-il déclaré en présence du Secrétaire général, António Guterres ainsi que des États membres de l’organisation.

 

Il a rechenrit que « la demande unie de l'Afrique est claire : une représentation permanente avec toutes les prérogatives, pour l'équité, l'efficacité et la correction historique », selon le point fait par l'Union africaine sur sa page Facebook.

 

Le président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, n’a pas manqué de réaffirmer l'engagement indéfectible de l'Afrique envers le multilatéralisme et l'État de droit international. Pour lui, l’expérience du continent parle d’elle-même. « L’Afrique sait par expérience que les défis mondiaux : conflits, changements climatiques, terrorisme, pandémies, pauvreté, ne peuvent être résolus par aucun État agissant seul », a-t-il déclaré.

 

Le président de la Commission de l’UA a insisté sur la nécessité d’un droit international exercé avec une conscience historique, tenant compte des héritages du colonialisme et des inégalités structurelles persistantes qui continuent de peser sur de nombreux pays africains.

 

Mahmoud Ali Youssouf a souligné que l'engagement de l'Afrique en faveur de la paix est concret : des contributions de troupes et des sacrifices sur le terrain à un recours accru aux mécanismes juridiques plutôt qu'à un partenariat renforcé entre l'ONU et l'UA conformément à la résolution 2719.

 

La séance de débat public de haut niveau s’articule autour du thème « Réaffirmer la primauté du droit international: voies pour relancer la paix, la justice et le multilatéralisme », dans le cadre du point intitulé « Renforcement de la primauté du droit dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Elle est présidée par le président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, dont le pays assure la présidence du Conseil onusien ce mois de Janvier.

 

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