La CEDEAO affiche sa volonté de maintenir une coopération avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger sur les questions sécuritaires, malgré leur retrait de l’institution sous régionale.
Réunis le 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone, à l'occasion de leur 69ᵉ session ordinaire, les chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO ont consacré une partie de leurs travaux à réfléchir sur la dégradation de la situation sécuritaire dans la sous région.
Dans leur communiqué final, ils disent constater une aggravation des attaques menées par des groupes armés terroristes, des insurgés et des bandits, notamment au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Ces violences continuent d'occasionner des pertes en vies humaines, des destructions de biens et des déplacements de populations.
Face à cette situation, la Conférence a chargé le président de la Commission de la CEDEAO d'« approfondir le dialogue avec les pays de l'AES en vue de mettre en place un mécanisme pragmatique de coopération en matière de sécurité, fondé sur l'objectif commun de contenir la propagation du terrorisme en Afrique de l'Ouest ».
Force régionale, financement et brigade antiterroriste
Au cours de la même session, les chefs d'État ont également salué les progrès enregistrés dans l'activation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme. Les chefs d'État citent notamment « les promesses de contributions en capacités faites par les États membres » ainsi que « l'élaboration d'une feuille de route en vue du déploiement de cette Force ».
Pour accélérer ce processus, les dirigeants de la CEDEAO « exhortent les États membres qui ne l'ont pas encore fait à honorer sans délai leurs engagements » liés au recouvrement des arriérés du prélèvement communautaire destiné à l'activation de cette force « à l'horizon 2027 ».
La Conférence a, par ailleurs, « approuvé la feuille de route révisée pour la mise en service de la brigade antiterroriste de la CEDEAO », avec « un calendrier de mise en œuvre par étapes visant à atteindre la pleine capacité opérationnelle d'ici juillet 2027 ». La Commission est également chargée de faciliter les consultations entre « la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Nigeria » afin de convenir de « l'emplacement du quartier général de la Force ».
Les chefs d'État ont aussi réitéré leur appel à la communauté internationale afin qu'elle « réponde d'urgence aux besoins des pays de la région touchés par le terrorisme », grâce notamment à un « soutien financier provenant des contributions obligatoires des Nations Unies ».
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