Luc Gnacadja, nouveau président de l'ANCB lors du 5è Congrès de l'association, ce mardi 18 août 2026 à Cotonou
Le nouveau président de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) place son mandat sous le signe du collectif. Élu le mardi 18 août 2026 à Cotonou, à l’issue du 5ᵉ congrès ordinaire de l’association, le maire de Cotonou succède à Luc Atrokpo pour la mandature 2026-2033. Dans son premier message, il a surtout livré une feuille de route.
1- « Je veux être le Président de toutes les communes »
Luc Gnacadja commence par mesurer le poids de la mission qui lui est confiée. « Cette confiance m’honore, mais elle m’oblige surtout », affirme-t-il devant les représentants des 77 communes. Le nouveau président assume une logique de continuité. Il salue le travail accompli par son prédécesseur Luc Atrokpo et appelle le nouveau bureau à « préserver, consolider et faire fructifier » l’héritage reçu.
C'est dans cette logique que s'inscrit son premier engament. « Je veux être le Président de toutes les communes du Bénin, quelles que soient leur taille, leur situation géographique, leurs ressources ou leurs réalités particulières », promet-il.
Pour Gnacadja, l’ANCB doit être un espace où chaque commune peut se faire entendre, partager ses expériences et contribuer à la construction de positions communes. L’enjeu dépasse les maires. « Derrière chacune de nos communes, il y a surtout des femmes et des hommes qui attendent de nous des services publics de qualité », rappelle-t-il.
2- Défendre la voix des communes sans opposer le local au national
Autre priorité du nouveau président de l'ANCB : renforcer la capacité de la faîtière à porter les intérêts des collectivités territoriales dans le dialogue avec l’État. Luc Gnacadja ne veut toutefois pas installer une logique de confrontation. « Une décentralisation réussie ne se construit pas dans l’opposition entre l’État et les communes », souligne-t-il. Elle doit reposer, selon lui, sur « un partenariat confiant et exigeant », avec des responsabilités clairement définies et des moyens adaptés aux compétences transférées.
Cette approche doit aussi permettre aux communes de démontrer leur capacité à produire des résultats. Car davantage de responsabilités au niveau local, insiste-t-il, doit signifier « davantage d’efficacité, de redevabilité et de résultats pour nos concitoyens ». L’ANCB devra ainsi être à la fois la voix des communes et une force de proposition sur les grandes questions liées à la décentralisation et au développement des territoires.
3- Mutualiser pour aller plus vite
Le troisième axe du message concerne le développement local. Pour Gnacadja, l’ANCB ne doit pas se limiter à son rôle institutionnel. Elle doit aider les communes à mieux mobiliser les partenaires techniques, financiers et économiques. Mais surtout, elle doit devenir un lieu d’apprentissage collectif. Les bonnes pratiques d’une commune doivent pouvoir profiter aux autres. « Ce que l’une de nos communes réussit doit pouvoir inspirer et, lorsque cela est pertinent, bénéficier aux autres », insiste-t-il.
Urbanisation, emploi des jeunes, changement climatique, transformation numérique ou amélioration des services essentiels : les défis sont communs. D’où son appel à « mutualiser nos expériences, nos compétences et, lorsque cela est possible, nos moyens ».
4- Une présidence placée sous le signe du service
Au-delà des orientations, Luc Gnacadja a voulu fixer un état d’esprit. Sa présidence, promet-il, sera fondée sur « l’écoute, la collégialité, le dialogue et la recherche constante de résultats ». Il refuse de présenter son élection comme un privilège. « Je reçois votre confiance non comme un privilège, mais comme une mission de service », déclare-t-il.
Pour lui, l’ANCB doit être plus qu’une structure de représentation. Elle doit devenir un outil capable de rapprocher les communes, de défendre leurs intérêts, de faire circuler les solutions et d’obtenir des résultats tangibles.
Pour son nouveau président, la réussite du mandat ne se mesurera donc pas seulement à la force de la parole portée au nom des 77 communes, mais à la capacité de celles-ci à avancer ensemble et à transformer la décentralisation en améliorations visibles dans la vie quotidienne des populations.
0 commentaire
0 commentaire