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Bénin : le CES veut se doter d'un plan stratégique 2027-2031, ce qu'il faut savoir de cette feuille de route

Bénin : le CES veut se doter d'un plan stratégique 2027-2031, ce qu'il faut savoir de cette feuille de route

Le président du Conseil économique et social (CES) Abdoulaye Bio Tchané a lancé, jeudi 20 août 2026 à Cotonou, le processus d’élaboration de son Plan stratégique 2027-2031. Pendant trois mois, l’institution entend définir une nouvelle feuille de route adaptée à ses missions réformées et aux priorités nationales.

Le président du Conseil économique et social (CES) Abdoulaye Bio Tchané a lancé, jeudi 20 août 2026 à Cotonou, le processus d’élaboration de son Plan stratégique 2027-2031. Pendant trois mois, l’institution entend définir une nouvelle feuille de route adaptée à ses missions réformées et aux priorités nationales.

Le présidium lors de la cérémonie du lancement de l'élaboration du Plan stratégique 2027-2031 du Conseil économique et social, ce jeudi 20 août 2026 à Cotonou

Le présidium lors de la cérémonie du lancement de l'élaboration du Plan stratégique 2027-2031 du Conseil économique et social, ce jeudi 20 août 2026 à Cotonou

Le Conseil économique et social (CES) veut désormais se donner une boussole. Le président de la 8ᵉ mandature, Abdoulaye Bio Tchané, a officiellement lancé, jeudi 20 août 2026 à Cotonou, les travaux d’élaboration du Plan stratégique 2027-2031. L’exercice doit durer trois mois et permettre à l’institution de clarifier ses ambitions, ses priorités et les moyens de renforcer son impact.

 

 

Cette démarche intervient dans un contexte de profonde évolution du CES. Réformée par la loi organique, l’institution dispose désormais d’une architecture comprenant un Conseil national et des conseils économiques et sociaux départementaux. Cette nouvelle configuration doit rapprocher le CES des réalités des territoires et renforcer la représentativité des forces vives de la Nation.

 

 

Une nouvelle feuille de route après la réforme

 

Pour Abdoulaye Bio Tchané, le lancement du plan répond à une nécessité. Le CES doit désormais démontrer davantage son utilité dans le débat public et dans l’accompagnement des politiques publiques. « Ce plan stratégique est un levier important pour renforcer l’ancrage institutionnel du Conseil et consolider son rôle de facilitateur du dialogue économique et social sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré.

 

Vue partielle des personnalités ayant pris part à la cérémonie du lancement de l'élaboration du Plan stratégique 2027-2031 du Conseil économique et social, ce jeudi 20 août 2026 à Cotonou

 

Le document attendu devra partir d’un diagnostic des précédentes mandatures, identifier les forces et faiblesses de l’institution, puis définir des orientations et programmes opérationnels sur cinq ans. Il devra également préciser les mécanismes de financement, de gouvernance, de suivi et d’évaluation. L’enjeu est notamment de renforcer la visibilité du CES, d’améliorer la prise en compte de ses avis et recommandations et de mieux organiser la veille stratégique et le suivi de ses travaux.

 

Pour conduire cette mission, un comité d’orientation et de supervision, un comité technique de coordination, les équipes du ministère de l’Économie et des Finances ainsi qu’un cabinet spécialisé seront mobilisés.

 

 

Les priorités du gouvernement en toile de fond

 

Le futur plan devra aussi s’inscrire dans les grandes orientations nationales. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Médenou, a présenté trois priorités que le gouvernement souhaite voir transparaître dans le document. La première est l’éradication de l’extrême pauvreté, avec un accent particulier sur le monde agricole. Le gouvernement entend notamment améliorer les rendements et renforcer la protection sociale des agriculteurs, à travers l’assurance maladie et l’assurance retraite.

 

Deuxième priorité : la territorialisation de l’action publique. Il s’agit de faire en sorte qu’aucune localité ne soit laissée de côté, notamment à travers le développement de pôles industriels, d’innovation et la valorisation des spécificités de chaque territoire. Enfin, le gouvernement mise sur le digital et l’innovation. Le numérique doit désormais irriguer l’ensemble de l’action publique, avec notamment une attention portée à l’intelligence artificielle et aux jeunes porteurs de projets.

 

 

Pour Abdoulaye Bio Tchané, cette articulation est essentielle. Le plan ne doit pas être conçu en vase clos, mais tenir compte de la vision nationale, du Plan national de développement et des priorités du gouvernement. « L’avenir ne se subit pas, il se planifie avec clarté et se bâtit avec exigence », a-t-il conclu.

 

 

Ce qu’il faut retenir : le CES ouvre une nouvelle étape de son histoire. Après la réforme institutionnelle, il lui faut désormais prouver son utilité par des avis mieux exploités, une présence renforcée dans les territoires et une contribution plus visible aux grandes transformations économiques et sociales du Bénin.

 

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