Célestin Hounsou, ancien député et membre du parti Les Démocrates
Le parti Les Démocrates fait face à de nouveaux départs à quelques jours d’un rendez-vous important pour son avenir. L’ancien député Célestin Hounsou et René Igari Orou Bagoudou, vice-président, chargé de la coordination des activités dans l’Alibori, ont tous deux démissionné de la formation politique, ce jeudi 8 octobre 2026.
Dans sa lettre de démission consultée par Banouto, Célestin Hounsou explique les raisons de sa décision. « Le principal motif de cette décision n’est rien d’autre que les idéaux de mon combat politique ont malheureusement déserté le forum », écrit-il.
De son côté, René Igari Orou Bagoudou, membre fondateur du parti et responsable depuis sa création, évoque des désaccords de fond.
Sa décision, précise-t-il, « mûrement réfléchie, est motivée par des divergences d’orientations politiques majeures et l’incohérence de certaines décisions qui ne permettent plus de militer au sein du parti ». Il estime ne plus pouvoir exercer « sereinement cette tâche en tant que membre fondateur du parti LD ».
Un parti toujours divisé
Ces départs interviennent dans un contexte de crise interne. Les responsables du parti sont engagés depuis plusieurs mois dans une bataille judiciaire autour de sa direction. Les tensions se sont accentuées après le soutien de l’ancien premier vice-président Éric Houndété à Romuald Wadagni, candidat à la présidentielle d’avril 2026. Privé de participation au scrutin faute de parrainages, le parti n’avait donné aucune consigne officielle de vote.
Nourénou Atchadé a ensuite pris les rênes de la formation, une décision contestée par Éric Houndété devant le tribunal de première instance de Cotonou. Après avoir examiné le dossier, le tribunal a travaillé en faveur du camp Atchadé. L’ancien premier vice-président a interjeté appel. La suite du dossier est désormais attendue devant la Cour d’appel de Cotonou.
Avant même cette bataille judiciaire, Les Démocrates avaient déjà connu plusieurs démissions, dont celle de l’ancien président de la République Boni Yayi à la tête du parti, peu avant la présidentielle de 2026.
À deux jours de son 2è congrès ordinaire, ces nouveaux départs viennent rappeler l’ampleur des divisions qui fragilisent l’opposition.
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