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Côte d’Ivoire: des journalistes violentés lors d’une visite du ministre KKB au PDCI

Côte d’Ivoire: des journalistes violentés lors d’une visite du ministre KKB au PDCI

A Abidjan, des journalistes ont été brutalisés lors d’une visite de Kouadio Konan Bertin, ministre de la réconciliation nationale au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

A Abidjan, des journalistes ont été brutalisés lors d’une visite de Kouadio Konan Bertin, ministre de la réconciliation nationale au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

kkb

Kouadio Konan Bertin, ministre ivoirien de la réconciliation nationale 

 

KKB n’est plus le bienvenu au siège du PDCI de Henri Konan Bédié en Côte d’Ivoire. Du moins, la jeunesse de cette formation d’opposition ne veut pas le voir dans les locaux du parti. Alors que l’ex-opposant et ministre de la réconciliation nationale était en visite au siège du PDCI, apprend RFI, un groupe de quatre à cinq hommes a fait irruption sur les lieux. Objectif : empêcher la tenue d’une conférence conjointe de presse de KKB et Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI.

Pour ces jeunes de la "branche rurale" de la JPDCI, leur parti ne devrait pas « normaliser » ses relations avec cet ex-membre de leur formation qui compose avec le président Alassane Ouattara depuis la présidentielle d’octobre 2020, pendant que 65 membres du PDCI dont 5 cadres, sont encore en prison.

Pour manifester leur mécontentement, explique le média français, ces jeunes ont renversés les micros installés pou la conférence de presse et ont intimé aux hommes des médias de quitter les lieux. Les journalistes qui ont refusé de s’en aller « ont été bousculés et violentés ». Certains journalistes, ajoute RFI, sont sortis des locaux du PDCI « les vêtements déchirés, légèrement blessés et leur matériel rendu inutilisable ».

Ex-membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Kouadio Konan Bertin alias « KKB » a été candidat à la présidentielle d’octobre 2020. Alors membre de la coalition de l’opposition qui appelait à une « désobéissance civile » pour protester contre la candidature du président Alassane Ouattara à un 3e mandat, KKB a annoncé sa candidature à cette élection.

Malgré sa suspension « temporaire pour indiscipline notoire » des instances du parti, l’opposant a participé à la présidentielle. Pour ces pairs, sa participation au scrutin est une trahison. A l’issue de la présidentielle, KKB a été nommé ministre de la réconciliation nationale par Ouattara.