Prison civile d'Abomey-Calavi
Enlevée de force puis gardée et violée. Une mineure âgée de 16 ans a subi ce sort en septembre 2015 à Sô-Ava. Ses bourreaux ont été jugés en leur absence, jeudi 8 décembre 2022 au tribunal d'Abomey -Calavi et sont condamnés chacun à 20 ans de réclusion criminelle.
Selon les faits relatés par le président de Céans, le juge Akueson Gery Roland, les accusés ont fait croire à la victime que son père a été victime d’un accident de la circulation au carrefour Misséssinto dans la commune d'Abomey -Calavi.
Une fois sur les lieux, elle sera enlevée et conduite de force dans un village de Sô-Ava appelé « Ahomey Glon ». Pendant 10 jours, soit du 14 septembre au 24 septembre 2015, la jeune femme a été maltraitée par ses bourreaux et l'un d'entre eux a abusé sexuellement d'elle au moins une fois.
Après trois jours de séquestration, la victime a réussi à s’échapper mais elle a été rattrapée par l'un des accusés et reconduite manu militari au lieu où ses bourreaux la gardaient.
Après 10 jours de séquestration, la police a réussi à sauver la jeune femme des mains de ses agresseurs. Arrêtés et inculpés de "viol sur mineure, d'arrestation illégale et complicité d'arrestation, de séquestration et de complicité de séquestration", les accusés ont reconnu les faits avec quelques variations.
Placés sous mandat de dépôt le 30 septembre 2015, les mis en cause ont été remis en liberté provisoire et placés sous contrôle judiciaire le 21 Avril 2017. Ils ont été cités à comparaitre ce jeudi 8 décembre 2022.
Selon Houngbédji Eudes, représentant le ministère public, les trois inculpés ont été tous convoqués à l'audience de ce jeudi. Mais, ont décidé de jouer à la politique de la chaise vide.
Dans sa réquisition, Houngbédji Eudes a démontré au tribunal que les infractions retenues contre les inculpés sont constituées. Il a demandé au tribunal de les maintenir dans les liens de ces accusations et de les condamner à 20 ans de réclusion criminelle puis de décerner contre eux un mandat d'arrêt.
Laquelle réquisition a été suivie par le juge qui a condamné les trois accusés à 20 ans de réclusion criminelle et a décerné contre eux un mandat d'arrêt.
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