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Concours de recrutement d’auditeurs de justice au Bénin : des candidats recalés crient à l’injustice

Concours de recrutement d’auditeurs de justice au Bénin : des candidats recalés crient à l’injustice

Au Bénin, des candidats au concours de recrutement de 100 auditeurs de justice au titre de l’année 2022, dénoncent une injustice après avoir été recalés pour limite d’âge.

Au Bénin, des candidats au concours de recrutement de 100 auditeurs de justice au titre de l’année 2022, dénoncent une injustice après avoir été recalés pour limite d’âge.

palais-justice-beninPalais de justice de Cotonou

Ça grogne dans le rang des candidats recalés au concours de recrutement de 100 auditeurs au titre de l’année 2022 au Bénin. Il s’agit de plusieurs candidats recalés pour raison de limite d’âge.

Le concours a été lancé à travers un communiqué en date du 6 décembre 2022 de la ministre du Travail et de la fonction publique. Selon le communiqué, peuvent y prendre part, les personnes des deux sexes doivent être âgés de vingt-et-un (21) ans au moins et trente-cinq (35) ans plus au 1er janvier 2023.

« Cette limite d’âge pouvant être prorogée jusqu’à quarante (40) ans au maximum d’une durée égale à celle du service militaire effectué ou d’un an par enfant à charge selon la règlementation des pensions ».

Plusieurs candidats au concours apprennent avoir déposé leurs dossiers de candidature sur la base de cette disposition relative à la prorogation de la limite d’âge mais que leurs dossiers ont été rejetés. « Moi, j’ai trente-six (36) ans. Avec un enfant, ça me permet d’aller au concours », a confié à Banouto un candidat recalé pour dépassement de la limite d’âge.

Un avis jugé « discriminatoire »

Selon les informations obtenues par Banouto, avant la publication de la liste des rejets, un avis a été émis par la direction du recrutement des agents de l’Etat/service des tests et concours directs.

L’« avis aux candidats » informe que « les dispositions relatives à la prorogation jusqu’à quarante (40) ans au maximum de l’âge des candidats à raison d’un an de bonus par enfant à charge selon la règlementation des pensions n’est valable que pour les candidats de sexe féminin ».

« Pourquoi la femme doit avoir cet avantage et non les hommes ? », interroge un des candidats recalés avant d’ajouter : « On ne comprend pas l’origine de cette discrimination ». Les candidats recalés estiment que cette discrimination viole le principe d’égalité de tous devant la loi sans distinction de sexe. Les candidats concernés ont saisi la Cour constitutionnelle d’un recours.

Ils ont également déposé un recours gracieux au ministère du travail et de la fonction publique. Aux dernières nouvelles ils s’apprêtent à saisir le juge des référés administratif pour avoir la suspension du concours prévu les 28 et 29 janvier 2023. Cela, en attendant le verdict de la Cour constitutionnelle.