Une récidiviste se retrouve devant le juge de la CRIET. La cinquantaine, une femme est poursuivie à nouveau pour commercialisation de chanvre indien. Elle transportait l’herbe sur un taxi-moto quand elle a été arrêtée. Interpellée avec un conducteur de taxi-moto dans la commune de Ouèssè, département des Collines, la prévenue s’est défendue à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Convoquée devant le juge, lundi 5 février 2024, elle a plaidé coupable. A la question du président des céans de savoir pourquoi la prévenue s’est accrochée à cette activité illégale. La cinquantenaire a répondu qu’elle est une veuve et n’a personne pour l’aider à subvenir à ses besoins et ceux de sa petite famille. Elle a déclaré que le commerce de chanvre indien lui permet donc de joindre les deux bouts.
Sa réponse a poussé le président à la relancer avec la question suivante : si toutes les veuves du Bénin allaient s’adonner à cette activité qu’en serait devenu le pays ? La prévenue n’a pas pu trouver de réponse à l’interrogation du président.
Elle a déclaré à la barre qu’avoir été déjà en prison pour les mêmes faits. Pour sa précédente détention, la prévenue a indiqué qu’elle avait été détenue pendant six mois à la prison civile d'Abomey. Elle s'est d'ailleurs étonnée de ce pourquoi les policiers l’ont traînée jusqu’à la CRIET cette fois-ci.
Le ministère public, représenté par le premier substitut du procureur spécial, a répondu à son étonnement. Le magistrat a expliqué à la prévenue que c’est sa juridiction qui se charge de juger désormais les usagers qui commettent les infractions pour lesquelles elle est poursuivie. Il a requis vingt-quatre mois dont six de prison ferme à l’encontre de la quinquagénaire.
Le magistrat a, par contre, suggéré à la Cour de libérer le conducteur de taxi-moto au bénéfice du doute. Selon lui, il y a un doute qui subsiste sur la connaissance du contenu du sac par le jeune homme de la trentaine. Il a donc demandé au juge de prononcer sa libération. Après la réquisition du ministère public, le délibéré est renvoyé au 11 mars 2024.
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