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CRIET : Hosée Houngnibo, soutien de Olivier Boko, se défend des charges d'incitation à la rébellion suite à l'affaire coup d'Etat

CRIET : Hosée Houngnibo, soutien de Olivier Boko, se défend des charges d'incitation à la rébellion suite à l'affaire coup d'Etat

Au Bénin, la CRIET a ouvert, jeudi 24 octobre 2024, le dossier de Hosée Houngnibo, un soutien de l’homme d’affaires Olivier Boko, placé sous mandat de dépôt.

Au Bénin, la CRIET a ouvert, jeudi 24 octobre 2024, le dossier de Hosée Houngnibo, un soutien de l’homme d’affaires Olivier Boko, placé sous mandat de dépôt.

Hosée Houngnibo s’explique sur les raisons de son arrestation. Le soutien de l’homme d’affaires Olivier Boko a comparu , jeudi devant la CRIET pour son dossier. Selon l’accusation, le soutien de Olivier Boko a publié des messages sur les réseaux sociaux dans lesquels il aurait injurié le chef de l’État.

 

Il est poursuivi par le parquet spécial des faits de « harcèlement par le biais d’un système de communication et incitation à la rébellion ». Le jeune acteur politique qui souhaitait voir Olivier Boko succéder à son ami Patrice Talon à la tête du Bénin lors de la présidentielle 2026 a été interpellé dans la soirée du lundi 7 octobre 2024.

 

Convoqué à la barre, jeudi 24 octobre 2024, Hosée Houngnibo a justifié les raisons de ses messages incriminés par la justice. Lors des débats, la Cour a rafraîchi la mémoire du prévenu en lui donnant lecture de quelques séquences de ses messages visant le chef de l’Etat. Selon la Cour , le soutien de Olivier Boko a déclaré : « Nul n’est fort pour être toujours le plus fort. Tout se paie ici bas ».

 

 « Ceux qui me connaissent savent que je n’ai peur de rien dans ma vie. Quand quelqu’un parle , on l’emprisonne. Aujourd’hui les Béninois ne sont plus libres », a écrit Hosée Houngnibo dans ses messages publiés sur les réseaux.

 

Sur ses messages qui lui ont été opposés, le prévenu a expliqué qu’il a envoyé ces messages dans le cadre des débats dans ses différents groupes. Selon lui, il n’avait nullement l’intention d’injurier le chef de l’Etat. Il a demandé pardon au président Patrice Talon et sollicité la clémence de la justice.

 

Après les interrogations du juge, le représentant ministère public s’est adressé également au prévenu. Le substitut du procureur spécial a demandé au prévenu s’il a devant lui le Hosée Houngnibo "qui n’a peur de rien" ou le Hosée Houngnibo a pris conscience. Le prévenu a répondu que c’est le Hosée Houngnibo qui a pris conscience qui s’est présenté devant la CRIET.

 

« Si on ne vous arrêtait pas, jusqu’où comptiez vous aller ? », a lancé le magistrat au prévenu. Le prévenu a déclaré qu’il répondait juste dans le cadre d’un débat et qu’il n’avait aucune autre intention.

 

Le soutien de Olivier Boko est défendu par maître François Kèkè. Le conseil a insisté en demandant à son client s’il s’adressait au chef de l’Etat dans ses messages. Il a répondu non. Et une nouvelle fois, il a demandé la clémence.

 

A la suite des débats, le ministère public a sollicité une remise de cause de la procédure. Cette requête a été acceptée par la Cour qui a renvoyé le dossier au 28 novembre 2024. 

 

 

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