societe

Migration : « Les migrants ne sont pas une menace pour l’Union Européenne », Lopez Aguillar

Migration : « Les migrants ne sont pas une menace pour l’Union Européenne », Lopez Aguillar

Lors d’une rencontre avec des journalistes africains à Bruxelles en Belgique, l’Eurodéputé Juan Fernando Lopez Aguillar, a affirmé que les immigrés ne doivent pas être perçus comme une « menace » pour l’Union européenne (UE).

Lors d’une rencontre avec des journalistes africains à Bruxelles en Belgique, l’Eurodéputé Juan Fernando Lopez Aguillar, a affirmé que les immigrés ne doivent pas être perçus comme une « menace » pour l’Union européenne (UE).

Juan Fernando Lopez Aguillar, Eurodéputé socialiste

Juan Fernando Lopez Aguillar, Eurodéputé socialiste

De la main d’œuvre peut-être, des contribuables ou encore de potentiels créateurs d’emplois. Mais pas une menace. C’est ce que pense l’Eurodéputé Juan Fernando Lopez Aguillar des migrants vers les pays de l’Union Européenne.

 

De nombreux jeunes africains, candidats à l’immigration, notamment vers l’Europe, sont confrontés à d’énormes difficultés pour l’atteinte de leur objectif. Face à cette réalité, d’autres jeunes diplômés ou non, tentent de rallier l’Europe par la méditerranée, au péril de leurs vies. Une situation qui interpelle plus d’un.

 

 

Outre les mesures de contrôles aux frontières maritimes, plusieurs stratégies sont mises en œuvre pour inverser la tendance. Parmi les nombreuses mesures et actions mises en place pour faciliter l’immigration vers l’Europe,  apprend l’Eurodéputé Lopez Aguillar, il y a l’adoption en décembre 2023, du nouveau pacte de l’immigration et de l’asile. Et conformément à ce pacte, il est demandé aux Etats membres de l’UE d’assouplir les conditions à travers des plans de solidarité à l’endroit des demandeurs d’asile.

 

Pour le député, aujourd’hui, la bataille n’est pas d’attaquer les conditions d’immigration mais de travailler à changer le narratif sur ce phénomène. « On a le devoir d’établir un narratif alternatif qui permet aux populations de comprendre », a-t-il déclaré devant des journalistes africains au parlement européen, mardi 20 novembre 2024.

 

 

Mieux, pour lui il est important de montrer que « les migrants ne sont pas une menace pour l’Union européenne, ne sont pas une menace à la sécurité ». Au contraire, relève l’Eurodéputé socialiste, « ils sont une contribution positive à la démographie, pour la durabilité, la soutenabilité européenne, ils sont des payeurs d’impôts… ».

 

 

Une nécessité de changer de paradigme

De son expérience de député européen depuis 2009,  et membre de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) du parlement européen, Juan Fernando Lopez Aguillar estime néanmoins que la question de l’immigration reste difficile avec des enjeux sur divers plans : géopolitique, politiques, électorales, économiques, etc. pour chaque pays de l’Europe. Ce qui explique « l’angoisse et la crainte » de certains Etats membres.

Pour le parlementaire européen, aujourd’hui, l’enjeu est de monter qu’il n’y a pas « une conspiration migratoire en Afrique contre l’Europe ». Il en veut pour preuve, la migration entre les Etats africains. « Dans chaque pays d’Afrique, il y a des ressortissants d’un autre pays africain. Et cette réalité est ignorée par la plupart des populations des Etats-membres de l’Union européenne », a-t-il relevé.

 

 

De ce fait, les migrants dans l’espace de l’Union européenne, mérite un traitement au regard du droit international. D’ailleurs, fait savoir le député, la charte européenne des droits fondamentaux de l’homme ne fait pas de distinction entre les populations qui résident sur le sol européen. « La beauté de la charte européenne est qu’elle ne protège pas seulement les Européens. Elle protège toutes les personnes sous l’application des droits européens, y compris les étrangers, …les migrants réguliers et même les demandeurs d’asile », a-t-il assuré.

 

 

La rencontre entre cet eurodéputé, d’autres personnalités européennes et un groupe de journalistes africain à Bruxelles, s’est tenue dans le cadre d’une visite des institutions de l’UE, organisée par le Service extérieur de l’action européenne (SEAE). Ce rendez-vous de partage et d’échanges s’est déroulé du 17 au 21 novembre 2024 dans la capitale belge.

 

0 commentaire

0 commentaire