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Un protocole d'accord signé pour renforcer la protection de l’enfant au Bénin

Un protocole d'accord signé pour renforcer la protection de l’enfant au Bénin

La Direction de la Protection Juridique et Judiciaire de l’Enfance (DPJJE) et les organisations de la société civile (OSC) ont réfléchi sur le renforcement de la lutte contre les violences et le travail des enfants au Bénin du 4 au 7 novembre 2025 à Abomey-Calavi. La cérémonie de clôture s’est tenue à l’École de Formation aux Professions Judiciaires (EFPJ) avec à la clé la signature d’un protocole de coordination entre DPJJE et OSC.

La Direction de la Protection Juridique et Judiciaire de l’Enfance (DPJJE) et les organisations de la société civile (OSC) ont réfléchi sur le renforcement de la lutte contre les violences et le travail des enfants au Bénin du 4 au 7 novembre 2025 à Abomey-Calavi. La cérémonie de clôture s’est tenue à l’École de Formation aux Professions Judiciaires (EFPJ) avec à la clé la signature d’un protocole de coordination entre DPJJE et OSC.

Des participants à la session

Des participants à la session

Un protocole d'accord pour renforcer la protection de l’enfant au Bénin. Après quatre jours de travaux, la session annuelle conjointe entre la DPJJE et les OSC s’est achevée vendredi 7 novembre avec un engagement collectif. Celui de contribuer à un Bénin protecteur, inclusif et sans violences faites aux enfants.

 

La session annuelle, placée sous le thème « Quelle dynamique pour une lutte efficace contre le travail des enfants au Bénin ? », a permis d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les défis persistants et d’adopter un protocole de coordination visant à harmoniser les interventions en matière de protection de l’enfant.

 

Fruit d’un processus de concertation, le protocole précise les principes directeurs de l’action commune : la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant, la non-discrimination, la transparence, la complémentarité et la participation active des enfants eux-mêmes.

 

Dans une déclaration solennelle lue par Maxime Agoua, administrateur de projets à SOS Village d’Enfants, organisations de la société civile et direction de la Protection Juridique et Judiciaire de l’Enfance réaffirment leur volonté de bâtir un environnement protecteur pour chaque enfant vivant au Bénin, « sans peur, sans abus et sans exclusion ».

 

Les participants y affirment leur détermination à combattre les nouvelles menaces qui pèsent sur les enfants : les tontines sexuelles dans les écoles, la consommation de produits psychotropes, les violences rituelles, la discrimination des enfants atteints d’albinisme, ou encore la traite des mineurs.

 

Ils s’engagent notamment à instaurer un mécanisme anonyme de dénonciation des auteurs de tontines sexuelles avant juin 2026, à renforcer la participation des enfants dans les décisions qui les concernent et à promouvoir la gouvernance participative du système national de protection.

 

Autre mesure phare, la mise en place d’un Comité Paritaire DPJJE–OSC, composé de cinq membres, dont deux de la société civile, un de la DPJJE et deux enfants ambassadeurs des droits et devoirs de l’enfant (un garçon et une fille) symboles de la participation juvénile au cœur des politiques publiques.

 

L’État réaffirme son engagement

 

Présidant la cérémonie de clôture au nom du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, l’agent judiciaire du Trésor, Ulrich Gilbert Togbonon, a salué « la qualité des échanges et l’esprit de responsabilité » ayant marqué la session.

 

Dans son allocution, il a rappelé la dimension morale et collective de la cause défendue. « La protection de l’enfant au Bénin n’est pas seulement une obligation légale, mais un engagement collectif et moral qui mobilise toutes les forces vives de notre société », a-t-il indiqué.

 

Il a exhorté les participants à transformer la Déclaration solennelle en un véritable mouvement national pour la protection intégrale de l’enfant béninois, tout en assurant que le gouvernement soutiendra l’application du Plan d’Actions 2026 DPJJE–OSC, validé à l’issue des travaux.

 

Le Plan d’Actions 2026 fixe un calendrier prenant en compte la mise en place des cadres de coordination et campagnes de sensibilisation dès le premier trimestre, le renforcement des capacités des acteurs au deuxième, le suivi des projets communautaires au troisième, et la capitalisation en fin d’année.

 

À travers ces engagements, les acteurs entendent inscrire la protection de l’enfant dans la durée, au-delà des cycles de projets. « Il s’agit de bâtir un système stable, participatif et ancré dans la société béninoise », a insisté le représentant du ministre de la justice.

 

En réaffirmant leur alliance, la DPJJE, les OSC et les partenaires techniques et financiers – dont l’UNICEF et la Commission béninoise des droits de l’homme, posent les bases d’une protection durable et inclusive.

 

 

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