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« C’est la fête »: le député Sounon Boké s’explique devant la CRIET sur son message dans l’affaire coup d’Etat déjoué

« C’est la fête »: le député Sounon Boké s’explique devant la CRIET sur son message dans l’affaire coup d’Etat déjoué

Le député Soumaïla Sounon Boké a comparu, mardi 13 janvier 2026, pour sa première audience devant le juge. A la barre, le parlementaire s’est expliqué sur les accusations qui lui sont reprochées.

Le député Soumaïla Sounon Boké a comparu, mardi 13 janvier 2026, pour sa première audience devant le juge. A la barre, le parlementaire s’est expliqué sur les accusations qui lui sont reprochées.

Soumaïla Sounon Boké a plaidé non coupable pour les accusations de « harcèlement par le biais d’une communication électronique et d’incitation à la rébellion ». Le parlementaire vêtu d'une tenue traditionnelle de couleur blanche surmontée de son gilet de prisonnier s’est présenté devant la CRIET, mardi 13 janvier 2026. 

 

Calme et posé, l’élu de 2è circonscription électorale et membre du parti “Les Démocrates” s’est expliqué en présence des ces avocats sur les faits qui lui sont reprochés.

 

Le député a été interpellé dans le cadre du coup d’État déjà contre Patrice Talon, dimanche 7 janvier 2025. 

 

Selon l’accusation présentée par la Cour, l’opposant a publié le message : « C’est la fête » dans un groupe WhatsApp dans la matinée de la tentative de coup de force. Ce message aurait laissé croire que l’opposant se réjouissait de l’attaque des institutions par des militaires mutins. 

 

Mais positionné sur l’estrade de la salle d'audience et face aux magistrats, Soumaïla Sounon Boké a indiqué que ce n'est pas l’intention de son message. Le député a expliqué que le message incriminé a été envoyé par erreur. « Le message est parti par inadvertance », a clamé le prévenu. 

 

Il a fait savoir que le message était destiné à un autre groupe de retrouvailles et amitiés pour l’organisation d’une fête. Ce jour là, souligne le député, il était allé au sport et c’est depuis les lieux du sport que le message est parti. 

 

L’élu a affirmé qu'il ne saurait pas se réjouir d’un coup d’État. « Je me vois mal de louer ce coup d’État. Ce coup de force n'est pas opportun parce que le président Patrice Talon n’a que quatre mois à passer à la tête du pays », a-t-il expliqué. 

 

« Le message est parti par inadvertance », a insisté le député qui a demandé la clémence des juges. « Le sort de ma carrière sera décidé par vous. Je vous jure, je ne vous en voudrai point », a-t-il plaidé. 

 

Rejet requis contre le mise en liberté provisoire 

 

Les avocats du député, Me Kpadonou et Me Aboubacar Baparapé ont sollicité la remise en liberté provisoire de leur client. Maître Baparapé a exposé les garanties de représentation de son client pour obtenir sa remise en liberté en attendant la poursuite du procès. Selon le conseil, Soumaïla Sounon Boké est un élu du peuple.

 

L’avocat a indiqué que son client ne peut fuir et va se présenter toutes les fois à toutes étapes de la procédure. Mais le ministère public de la CRIET n’est pas favorable à cette demande de la défense. La substitut du procureur spécial a requis le rejet contre le mise en liberté provisoire sollicitée.

 

La magistrate a estimé que c'est la première comparution du prévenu. Mieux, elle a fait observer que les garanties présentées par la défense ne sont pas suffisantes pour accorder une liberté provisoire. Elle a donc demandé le rejet de la requête. 

 

Après les réquisitions du ministère public, la Cour a renvoyé le dossier au 24 février 2026 pour rendre son verdict sur la demande de mise en liberté provisoire et pour continuer les débats. 

 

Il faut noter qu’à l’entame du procès les avocats du député ont soulevé la nullité de la procédure. Selon eux, de l’arrestation passant par les enquêtes préliminaires jusqu'au mandat de dépôt décerné contre leur client n’a pas respecté la procédure requise. 

 

 

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