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Prison de Missérété: accusés d’escroquerie en ligne depuis leur cellule, 02 détenus jugés à la CRIET

Prison de Missérété: accusés d’escroquerie en ligne depuis leur cellule, 02 détenus jugés à la CRIET

Au Bénin, deux cybercriminels condamnés à sept ans de prison sont accusés d’avoir continué à exercer les activités criminelle depuis leur cellule avec leurs téléphones portables.

Au Bénin, deux cybercriminels condamnés à sept ans de prison sont accusés d’avoir continué à exercer les activités criminelle depuis leur cellule avec leurs téléphones portables.

Une procédure judiciaire enclenchée contre deux détenus de la prison civile d’Akpro-Missérété. Les mis en cause sont accusés des faits d’« escroquerie via internet » depuis leur cellule. Selon l’accusation, les deux prisonniers s’adonnent à la cybercriminalité depuis la prison. Ils ont été retrouvés en possession de téléphones suite à une fouille des agents pénitentiaires.

 

Lesdits appareils ont été confiés au Centre national d’investigations numériques (CNIN). Les extractions, selon la Cour, ont révélé que les jeunes condamnés à sept ans de prison ont continué à opérer depuis leur lieu de détention. A l’ouverture de leur procès à la CRIET, les prévenus ont plaidé non-coupables.

 

Ping-pong autour de la paternité d'un téléphone

 

Les débats devant le juge ont permis de comprendre que deux téléphones ont été retrouvés dans les affaires d’un des deux mis en cause. Convoqué à la barre, le détenu a reconnu son téléphone, mais il a indiqué que le second appareil appartient à son compagnon de cellule. Ce dernier rejette catégoriquement la paternité de l'appareil téléphonique. Il affirme que depuis son arrestation, il n’a plus utilisé de téléphone.

 

Le téléphone en question regorge de traces d’activités cybercriminelles. Selon la Cour, l'appareil est configuré au nom du second détenu. Le mis en cause se défend et accuse son co-détenu d’utiliser ses informations pour continuer à escroquer des tiers. Il a justifié ses déclarations par le fait que les deux étaient amis dans la vie active avant leur condamnation.

 

Le régisseur de la prison s’explique

 

Confrontée à une parole contre celle de l’autre, la Cour a convoqué le régisseur de la prison civile d’Akpro-Missérété pour l’aider à identifier le propriétaire du téléphone incriminé. Du haut de l’estrade, le commissaire de police a déclaré avoir saisi, lui-même, un téléphone chez le premier détenu. Au moment des faits, explique-t-il, le mis en cause a tenté de jeter l’appareil, mais il dit avoir pu le maîtriser et lui prendre le téléphone.

 

Par rapport au deuxième détenu dont les informations sont retrouvées dans le deuxième téléphone, le régisseur n’a pas eu d’antécédent avec lui. Ses agents, fait savoir le patron de la prison, ne lui ont pas fait de rapport concernent le détenu.

 

La Cour a insisté pour comprendre auprès du régisseur : « Comment, selon vous, on peut expliquer qu’un téléphone configuré au nom d’un détenu, peut se retrouver dans les affaires d’un autre? ».

 

Le fonctionnaire de police a expliqué que c’est très vite arrivé. Il a fait comprendre que lorsque les détenus sentent qu’il y a fouille, ils se débarrassent de tout ce qui peut les compromettre. Donc un téléphone de l’un peut vite se retrouver dans les affaires de l’autre.

 

A la suite de la déposition du directeur de la prison, le juge a ordonné d’autres vérifications au Centre national d’investigations numériques (CNIN).

 

Les deux détenus ont déjà purgé trois ans de leur peine et devraient initialement recouvrer leur liberté dans quatre ans. Mais cette nouvelle pourrait tout changer pour l'un ou l'autre et peut-être pour les deux. Ou non.    

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