Feu Judicaël Gbaguidi
Suite à l’annonce du décès de Judicaël Gbaguidi, ses confrères, proches et anonymes ont exprimé leur douleur, mais aussi leur amertume face à une maladie coûteuse et souvent fatale dans le contexte local.
L’une des personnes qui ne manquait pas de « soutenir périodiquement » Judicaël Gbaguidi, comme il le témoignait dans un post Facebook en date du 18 août 2025, est Valérie Gbaguidi Vinakpon, promotrice du restaurant “Saveurs du Bénin”. « Mardi sombre. Notre frère s’en est allé les armes à la main. Rip Judicaël Gbaguidi », a-t-elle écrit sur sa page Facebook à la suite du décès du journaliste.
D’autres internautes ont insisté sur l’endurance du défunt. Romeo Pedro Manouche salue celui qui a « lutté, crié, supplié, persévéré », avant que la maladie n’ait « raison de son séjour terrestre ».
Abondant dans le même sens, Iris Sossoukpè, journaliste à Brut, a rappelé dans un post Facebook la dureté du combat mené par son confrère. « Ces dernières années, il avait multiplié les appels à l’aide. Insistant, parfois presque « agaçant », sans gêne, au point d’en devenir gênant… Il avait ravalé sa fierté d’homme et troqué sa dignité contre le droit de vivre, ne serait-ce qu’un peu », pense le professionnel des médias.
Il évoque le prix d’une maladie qui « coûtait extrêmement cher à traiter ». Il souligne que, sans l’aide de certaines personnes, pour laquelle Judicaël Gbaguidi a toujours été reconnaissant, il n’aurait sans doute pas survécu aussi longtemps.
« Judicaël repose en paix, tout le monde peut tomber malade. Tu es juste tombé malade au mauvais endroit au mauvais moment… », conclut-il avec amertume.
Au-delà de l’hommage, certains messages prennent une dimension d’alerte. Gloria Koessi-Govor, activiste culinaire met en garde contre l’automédication. « On ne le dira jamais assez. Arrêtez l'automédication, buvez beaucoup d'eau, arrêtez les produits pour durer au lit, mangez sain, contrôlez votre consommation d'alcool, faites une activité physique », a-t-elle insisté.
Elle appelle aussi à « prendre soin de ses reins », estimant que l’insuffisance rénale au Bénin est « un tombeau à ciel ouvert ».
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