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Décès du journaliste Judicaël Gbaguidi : internautes et confrères rendent hommage à un combattant face à la maladie

Décès du journaliste Judicaël Gbaguidi : internautes et confrères rendent hommage à un combattant face à la maladie

Le journaliste béninois Judicaël Gbaguidi est décédé mardi 27 janvier 2026 des suites d’une insuffisance rénale, après plusieurs années de lutte contre la maladie. L’annonce de sa disparition a suscité une vague d’émotion sur les réseaux sociaux, où hommages, témoignages et appels à une meilleure prise en charge sanitaire se multiplient.

Le journaliste béninois Judicaël Gbaguidi est décédé mardi 27 janvier 2026 des suites d’une insuffisance rénale, après plusieurs années de lutte contre la maladie. L’annonce de sa disparition a suscité une vague d’émotion sur les réseaux sociaux, où hommages, témoignages et appels à une meilleure prise en charge sanitaire se multiplient.

Feu Judicaël Gbaguidi

Feu Judicaël Gbaguidi

Suite à l’annonce du décès de Judicaël Gbaguidi, ses confrères, proches et anonymes ont exprimé leur douleur, mais aussi leur amertume face à une maladie coûteuse et souvent fatale dans le contexte local.

 

L’une des personnes qui ne manquait pas de « soutenir périodiquement » Judicaël Gbaguidi, comme il le témoignait dans un post Facebook en date du 18 août 2025, est Valérie Gbaguidi Vinakpon, promotrice du restaurant “Saveurs du Bénin”. « Mardi sombre. Notre frère s’en est allé les armes à la main. Rip Judicaël Gbaguidi », a-t-elle écrit sur sa page Facebook à la suite du décès du journaliste.

 

D’autres internautes ont insisté sur l’endurance du défunt. Romeo Pedro Manouche salue celui qui a « lutté, crié, supplié, persévéré », avant que la maladie n’ait « raison de son séjour terrestre ».

 

Abondant dans le même sens, Iris Sossoukpè, journaliste à Brut, a rappelé dans un post Facebook la dureté du combat mené par son confrère. « Ces dernières années, il avait multiplié les appels à l’aide. Insistant, parfois presque « agaçant », sans gêne, au point d’en devenir gênant… Il avait ravalé sa fierté d’homme et troqué sa dignité contre le droit de vivre, ne serait-ce qu’un peu », pense le professionnel des médias.

 

Il évoque le prix d’une maladie qui « coûtait extrêmement cher à traiter ». Il souligne que, sans l’aide de certaines personnes, pour laquelle Judicaël Gbaguidi a toujours été reconnaissant, il n’aurait sans doute pas survécu aussi longtemps.

 

« Judicaël repose en paix, tout le monde peut tomber malade. Tu es juste tombé malade au mauvais endroit au mauvais moment… », conclut-il avec amertume.

 

Au-delà de l’hommage, certains messages prennent une dimension d’alerte. Gloria Koessi-Govor, activiste culinaire met en garde contre l’automédication. « On ne le dira jamais assez. Arrêtez l'automédication, buvez beaucoup d'eau, arrêtez les produits pour durer au lit, mangez sain, contrôlez votre consommation d'alcool, faites une activité physique », a-t-elle insisté.

 

Elle appelle aussi à « prendre soin de ses reins », estimant que l’insuffisance rénale au Bénin est « un tombeau à ciel ouvert ».

 

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