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CRIET : 10 ans de prison ferme requis contre un faux militaire américain accusé d'escroquerie

CRIET : 10 ans de prison ferme requis contre un faux militaire américain accusé d'escroquerie

Au Bénin, le ministère public de la CRIET a présenté, jeudi 29 janvier 2026, ses réquisitions dans une procédure contre un faux militaire américain accusé d’avoir escroqué sa copine, son oncle et plusieurs autres victimes sous la promesse visa canadien et voyage aux États-Unis.

Au Bénin, le ministère public de la CRIET a présenté, jeudi 29 janvier 2026, ses réquisitions dans une procédure contre un faux militaire américain accusé d’avoir escroqué sa copine, son oncle et plusieurs autres victimes sous la promesse visa canadien et voyage aux États-Unis.

Un faux militaire risque gros dans une procédure devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ancien militaire béninois, il est mis en cause dans une affaire d'escroquerie portant sur plus d'une dizaine de millions FCFA. 

 

Selon les faits présentés par l'accusation, tout a commencé alors que le mis en cause purgeait une peine pour vol. Depuis la prison, il aurait réussi, via TikTok, à se lier d'amitié avec une Ivoirienne vivant au Koweït. Il s'était présenté à la jeune dame  comme un sergent de l’armée américaine. 

 

Les deux se sont lancés dans une relation amoureuse. Après sa sortie de prison, il aurait dit à son amoureuse qu'il était revenu des Etats-Unis et lui aurait demandé de venir au Bénin pour matérialiser leur couple. Le faux militaire américain a promis à sa copine, dont il a envoyé la dot en Côte d'Ivoire, de la faire voyager aux États-Unis. 

 

Avec ce faux titre, il a réussi à soutirer six millions francs CFA à sa copine et emprunter 5 millions chez son beau-père ivoirien pour un total de 11 millions FCFA. Dans sa quête aux gains, le prévenu est parvenu à duper deux autres femmes auprès de qui il s’est engagé pour leur établir des visas canadiens. Chez ces dernières, il aurait encaissé 4 650 000 FCFA et 3 150 000 FCFA. 

 

Il n’a pas épargné non plus un gérant d’hôtel de Lomé. La victime s’est plainte de lui avoir remis 500 000 FCFA pour commencer le processus de visa. Le prévenu aurait pris au total 850 000 FCFA chez son commissaire parce qu'il aurait besoin d’argent pour préparer son retour au États-Unis après les vacances à Cotonou. L’oncle également l’a dénoncé à la barre. 

 

Peine d’emprisonnement ferme requise 

 

Dans ses réquisitions, le ministère public a relevé d’autres éléments compromettants retrouvés lors de la perquisition au domicile du prévenu. Selon le magistrat, il a été retrouvé cinq (5) passeports de différents noms et différentes nationalités, une photo du prévenu dans une tenue de l’armée américaine et plusieurs cartes sim.

 

Le représentant du ministère public a fait constater à la Cour que le prévenu n’a pas reconnu les faits. Depuis l’enquête préliminaire, il tente de balayer du revêt de la main toutes les accusations. Sa posture, selon le ministère public, montre qu’il n’a de remords par rapport à tout ce qu’on lui reproche. 

 

Le ministère public a demandé au juge de le retenir dans les liens de prévention d’« usurpation, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux ». Le substitut du procureur spécial a fait constater que le prévenu est récidiviste. Et à ce titre, l’article 79 du code pénal, apprend le magistrat, stipule qu’un récidiviste soit condamné plus que sa précédente peine. 

 

Compte tenu de tous ces éléments, le ministère public a requis 10 ans d’emprisonnement ferme et 4 millions de FCFA contre le faux militaire américain. Le substitut du procureur spécial a suggéré à la Cour de l’astreindre à désintéresser chacune des victimes. 

 

Invité à prendre la parole en dernière position, le prévenu a demandé la clémence du juge. Il a expliqué que tout ce qu'on lui reproche n’est pas vrai même s’il a reconnu voir de l’argent chez le gérant d’hôtel et son oncle. 

 

Le délibéré est renvoyé au 26 mars 2026. 

 

 

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