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Tirs dans une prison à Conakry : ce que l’on sait de la situation

Tirs dans une prison à Conakry : ce que l’on sait de la situation

En Guinée, des coups de feu ont été entendus ce mardi 10 février 2026 aux alentours de la Maison centrale de Coronthie, plus grande prison de la capitale Conakry, où était détenu l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara.

En Guinée, des coups de feu ont été entendus ce mardi 10 février 2026 aux alentours de la Maison centrale de Coronthie, plus grande prison de la capitale Conakry, où était détenu l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara.

Dans les rues de la Guinée Conakry

Dans les rues de la Guinée Conakry

Aux alentours de 8h30, des détonations ont été entendues dans la commune de Kaloum, centre névralgique administratif et politique de Conakry. Située en plein cœur de la ville, la Maison centrale abrite notamment des condamnés dans le procès du massacre du 28 septembre 2009 parmi lesquelles l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, Aboubacar Diakité alias Toumba. La proximité de ce site pénitentiaire avec les institutions régaliennes a aussitôt amplifié l’inquiétude.

 

Au cœur des spéculations figure le nom d’Aboubacar Toumba Diakité, ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, incarcéré à la Maison centrale. Un communiqué des avocats d’Aboubacar Diakité, rendu public ce 10 février 2026, indique qu’il a été transféré de la Maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah.

 

Cette opération a, selon le média local Guinéematin provoqué une agitation interne parmi les détenus, certains se rebellant face à cette extraction jugée brutale.

 

Les tirs entendus dans l’enceinte ou aux abords de la prison auraient alors servi à contenir la situation et à rétablir l’ordre, selon les mêmes sources relayées par Guineematin. 

 

« J’ai entendu des tires retentir pendant une vingtaine de minutes. Tout le monde était paniqué : certains sont rentrés dans les maisons et d’autres sont allés chercher les enfants à l’école », a témoigné Tham Camara, un habitant de Coronthie, rapporte le média local Guineematin.

 

Selon Avenirguinee, de nombreux travailleurs ont préféré rebrousser chemin. Des élèves, libérés plus tôt que prévu, ont été aperçus regagnant leurs domiciles dès la fin de matinée. 

 

La circulation à l’entrée de Kaloum a été momentanément interdite, avec des contrôles systématiques sur les véhicules autorisés à sortir de la zone.

 

En début d’après-midi, un retour progressif au calme était observé. Guineematin souligne que la circulation avait repris plus normalement au moment. 

 

Les avocats de Toumba dénonce 

 

Le collectif des avocats d’Aboubacar Diakité alias Toumba a réagi à la situation dans un communiqué publié par Actuguinee.

 

Il dénonce le transfert de leur client de la Maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah et exige « son retour immédiat à la maison centrale de Conakry, où il était détenu en vertu d'un mandat régulièrement décerné».

 

Selon  les avocats, ce transfert est intervenu sans qu'aucune juridiction compétente n'ait préalablement statué » et viole «le principe de la légalité de sa détention, ses droits à la défense, son droit à un recours effectif.»

 

Pour l’heure, l’absence de communication officielle entretient des interrogations dans le rang des Guinééns.

 

 

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