Marche contre les immigrés noirs en Afrique du Sud
Le 28 avril 2026, une manifestation contre l'immigration clandestine a rassemblé des centaines de personnes à Prétoria. A l’appel du mouvement « March and March », la marche vise à réclamer aux autorités, des actions fortes contre les immigrés. Les manifestants estiment que les immigrés prennent des emplois, bénéficient injustement des services publics et contribuent à l’insécurité dans le pays.
La manifestation s’est déroulée malgré les mises en garde du président Cyril Ramaphosa. Le chef de l’Etat rappelait au cours de sa sortie, la solidarité africaine pendant la période d’anti-apartheid.
Dans les rues de Durban, Johannesburg et du Cap, les scènes de violences contre les étrangers noirs africains soupçonnés dans une situation irrégulière se sont multipliées ces dernières semaines. Plusieurs cas d’attaques de commerces, agressions physiques et intimidations ont été signalés dans certaines provinces.
« Nous ne voulons plus d’Africains ici »
Largement relayée sur les réseaux sociaux, une vidéo devenue virale montre des militants sud-africains confronter un migrant ghanéen dans un quartier d’Afrique du Sud, lui demandant de présenter ses papiers. Ils l’interpellent dans la foulée sur les raisons de sa présence sur le territoire. Dans la séquence, la militante connue sous le nom de Queen Vee (Victoria Africa) qui s’adresse au migrant et aux ressortissants d’autres pays indique que le système migratoire de son pays ne fonctionne plus.
Elle appelle donc ces derniers à résoudre les problèmes de leurs pays, ajoutant que les Sud Africains ne veulent plus des migrants africains chez eux. « Nous ne voulons plus d’Africains ici. Nous en avons assez de voir des migrants africains errer à travers le monde », affirme-t-elle. La vidéo devenue virale a suscité la réaction d’Accra.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a officiellement convoqué l'ambassadeur sud-africain, le 24 avril 2026, exigeant des explications concernant la séquence. Accra a également dénoncé des actes xénophobes perpétrés à l'encontre des Ghanéens et autres ressortissants africains résidant en Afrique du Sud. Ce, tout en appelant à leur protection.
QaàFace à la nouvelle vague de tensions xénophobes, le ministère sud-africain de la police a prévenu dans un communiqué qu'« aucun individu ou groupe n'a le droit de se faire justice lui-même, quels que soient ses griefs ou ses frustrations ».
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