Assemblée nationale du Bénin
Bientôt un représentant de la diaspora au parlement béninois ? Un plaidoyer a été adressé au président de l'Assemblée nationale du Bénin dans ce sens. Dans le document parvenu à Banouto, la diaspora demande une réforme institutionnelle pour mieux intégrer les Béninois vivant à l'étranger dans la vie démocratique du pays.
Ce plaidoyer est porté par Kayodé Osséni, ingénieur franco-béninois en génie civil, spécialisé en géomatériaux, au nom de nombreux « citoyens béninois résidant à l’étranger ».
Le plaidoyer rappelle que « la diaspora béninoise représente aujourd'hui une composante essentielle de la nation », évoquant notamment ses apports financiers, son expertise et son rayonnement international.
Malgré son rôle actif dans la vitalité du pays, la diaspora « demeure insuffisamment représentée dans les instances de décision nationale ». Une situation qui, selon les initiateurs du plaidoyer, « pose une question fondamentale d’équité démocratique et d’inclusivité institutionnelle ».
Les signataires estiment ainsi que l’Assemblée nationale constitue « le cadre privilégié pour engager une réflexion approfondie » sur cette problématique, en raison de sa position dans l’architecture institutionnelle.
Ce que revendiquent les signataires
Le plaidoyer déplore la faible représentation politique des Béninois de l’extérieur.
Les signataires revendiquent leur attachement au pays et leur volonté de contribuer « pleinement à son développement démocratique, économique et institutionnel ».
Pour étayer leur requête, les auteurs du plaidoyer s’appuient sur des expériences internationales. Ils citent notamment des pays comme la France, le Sénégal ou le Cap-Vert, où des mécanismes de représentation parlementaire de la diaspora ont été instaurés.
Selon eux, ces dispositifs contribuent à « renforcer la cohésion nationale et la participation citoyenne ». Dès lors, « le Bénin, reconnu pour son attachement aux valeurs démocratiques, ne saurait rester en marge de cette dynamique ».
4 propositions faites pour une représentativité de la diaspora
Le plaidoyer formule plusieurs recommandations précises à l’endroit du Parlement béninois. Il appelle notamment à « initier ou soutenir une réflexion législative et, le cas échéant, constitutionnelle sur la représentation de la diaspora ».
Les signataires souhaitent « la création de circonscriptions électorales dédiées aux Béninois de l’étranger ».
Il est également demandé de « mettre en place des mécanismes permanents d'audition, de consultation et de participation de la diaspora aux travaux parlementaires ».
Le plaidoyer propose aussi au Bénin de « favoriser un cadre juridique facilitant l'engagement civique et politique des Béninois établis hors du territoire national ».
Pour les signataires, une telle réforme constituerait « un signal fort d’unité nationale », en reconnaissant que « la citoyenneté béninoise transcende les frontières géographiques ».
Les signataires concluent en appelant à une réforme porteuse de modernité démocratique. « Une démocratie accomplie est celle qui donne une voix à chacun de ses citoyens, où qu’il se trouve », écrivent-ils, invitant l’Assemblée nationale à « jouer pleinement son rôle dans cette évolution attendue ».
L'idée a germé au lendemain de la rencontre du 4 avril 2026 entre l'équipe de campagne du candidat Romuald Wadagni (élu à l'issue de la présidentielle du 12 avril, Ndlr) avec la diaspora béninoise, a expliqué à Banouto Kayodé Osseni.
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