Peine de prison ferme requise contre un présumé proche de Kemi Seba à la CRIET. Le ministère public de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a présenté ses réquisitions contre le prévenu, tenancier de boutique de transfert d'argent.
Le mis en cause est poursuivi pour les faits d’« incitation à la rébellion et escroquerie via internet ». Le prévenu est accusé de jouer un rôle dans les activités du président de l’Ong Urgences panafricanistes, Kemi Seba.
Après une première audience consacrée aux débats, le représentant du ministère public a proposé, lundi 11 mai 2026, des peines à son encontre. Selon les ministère public, quarante sept (47) traces de transactions ont été identifiées dans les archives du prévenu.
Compte tenu des éléments à charge contre le tenancier de boutique, le substitut du procureur spécial a requis cinq ans de prison ferme. Le magistrat a également demandé une condamnation de deux millions de FCFA d'amendes contre le prévenu.
La défense plaidé la relaxe
Convoqué à la barre à la précédente audience, le prévenu a plaidé non coupable. Il a reconnu l’exercice de ses activités de vente et d’achat en ligne et de transfert d'argent de devises. Il a indiqué qu'il perçoit 5% de commission sur chaque opération en contrepartie de l’opération. Mais il a assuré n'avoir jamais servi un cybercriminel. Il a déclaré qu'il ignore que des présumés cybercriminels font partie de ses clients et qu’il ne pouvait les identifier.
Concernant sa proximité avec Kemi Seba, le prévenu a expliqué qu'il lui a fait seulement deux opérations. Et cela remonte à 2022, selon sa déposition. La première fois, il a précisé que Kemi Seba avait envoyé son chauffeur. La deuxième fois, a confié le prévenu, le président de l’Ong Urgences panafricanistes s’était déplacé avec son chauffeur.
Les avocats de la défense ont plaidé la non-constitution des deux infractions retenues contre le prévenu pour défaut de l’élément intentionnel. Selon les conseils, le prévenu n’a connaissance d’aucun cybercriminel et il n’a pas, non plus, travaillé avec Kemi Seba pour qu’on reproche l’infraction d’incitation à la rébellion.
Les avocats ont demandé sa relaxe pure et simple au principal. Au subsidiaire, ils ont demandé à la Cour de constater un doute dans la commission des faits par leur client et de le relaxer subséquemment.
Le délibéré est attendu le lundi 29 mai 2026.
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