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La réforme du permis de conduire continue de susciter de nombreuses réactions au Bénin. Si certains redoutent un durcissement des conditions d'obtention, les autorités expliquent que le nouveau dispositif vise avant tout à améliorer la qualité de la formation des conducteurs et à tenir compte de l'évolution du parc automobile.
Une formation davantage encadrée
Parmi les principales innovations, le nouvel arrêté fixe désormais une durée minimale de formation théorique et pratique. Une précision qui n'existait pas dans l'ancien texte et qui, selon l'Agence nationale des transports terrestres (ANaTT), met fin aux disparités observées entre auto-écoles.
« Le nouvel arrêté précise la durée de formation théorique et pratique », explique Auguste José-Marie Adjovi, Directeur des études, de la réglementation et du contrôle (DERC) à l'ANaTT, dans un entretien accordé à Banouto.
Autre changement, la formation est désormais organisée en deux étapes distinctes : une phase théorique suivie d'une phase pratique. L'examen théorique se déroule sur support numérique et le candidat doit obtenir au moins 14/20 pour être déclaré admis.
De nouvelles catégories de permis
Le texte crée également deux nouvelles catégories pour répondre aux usages actuels. Le permis B1 est destiné aux conducteurs de tricycles et quadricycles à moteur, notamment les « cloboto ». Le permis BEA, quant à lui, concerne les véhicules équipés d'une boîte de vitesses automatique.
Le nouvel arrêté ouvre aussi davantage l'accès aux jeunes. Avec une autorisation parentale, un adolescent de 17 ans révolus peut désormais passer l'examen du permis de conduire. Les jeunes de 16 ans peuvent, eux, obtenir le permis A2, autorisant la conduite de motos dont la cylindrée est comprise entre 75 et 400 cm³.
Pas d'augmentation des frais, selon l'ANaTT
Contrairement aux rumeurs relayées ces derniers jours, la réforme ne prévoit pas d'augmentation du coût de la formation. L'ANaTT rappelle que le volume obligatoire reste fixé à 60 heures de cours théoriques et 30 heures de pratique de base. Deux parcours sont ensuite proposés : un parcours standard, avec une formation pratique d'au moins six mois, ou un parcours accéléré exigeant 120 heures de conduite effective.
« Dans les deux cas, l'objectif est le même : présenter à l'examen pratique un candidat disposant des compétences techniques, mais aussi de l'expérience et du jugement nécessaires pour une conduite autonome et responsable », souligne Auguste José-Marie Adjovi.
À travers ces changements, les autorités entendent renforcer la sécurité routière tout en améliorant la crédibilité du permis de conduire béninois.
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