Incendie à Banikoara, jeudi 20 août 2026
Le kpayo a encore fait des dégâts. Un violent incendie s’est déclaré ce vendredi 21 août 2026 au quartier Orougnorou à Banikoara, dans le département de l’Alibori.
L’incendie a fait neuf blessés. Les victimes, brûlées aux premier, deuxième et troisième degrés, ont été évacuées avant l’arrivée des équipes de secours. Sur place, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, selon le compte rendu publié ce vendredi 21 août 2026 par l’Agence béninoise de protection civile (ABPC).
Selon nos sources sur place, l"une des victimes évacuées d'urgences au Centre hospitalier universitaire départemental du Borgou (CHUD) a Parakou a succombé à ses blessures.
«Le bilan matériel est également lourd : une importante quantité de produits alimentaires et divers ainsi qu’une moto ont été consumés par les flammes», renseignent les sapeurs pompiers.
Le bâtiment sinistré était composé de cinq pièces. Il abritait deux boutiques, deux pièces à usage d’habitation et un espace servant au stockage de bidons d’essence frelatée.
Alerté, le Centre communal de protection civile (CCPC) de Banikoara est intervenu pour circonscrire l’incendie et éviter sa propagation aux constructions voisines. L’ampleur du sinistre a nécessité le renfort de l’Antenne départementale de protection civile de l’Alibori.
L’origine exacte du feu reste inconnue pour le moment. « La cause exacte du départ de feu demeure, à ce stade, inconnue. Toutefois, la présence de carburant frelaté dans un bâtiment abritant également des espaces d’habitation illustre l’extrême dangerosité du stockage de produits inflammables dans des conditions inappropriées», indique le compte rendu des soldats du feu.
L’ABPC alerte sur les risques liés à l’essence de contrebande
Pour l’Agence béninoise de protection civile, cet incendie illustre une nouvelle fois les dangers liés au stockage anarchique de produits inflammables, notamment dans des bâtiments à usage d’habitation.
L’agence estime qu’un dépôt de carburant de contrebande installé à proximité d’une habitation ne menace pas uniquement son propriétaire. Il expose également les membres de sa famille, les voisins et l’ensemble du quartier.
Une fuite, une étincelle, une flamme ou une mauvaise manipulation peuvent, selon l’ABPC, suffire à provoquer un embrasement.
Face à la recrudescence des incendies liés aux hydrocarbures, l’agence appelle au renforcement du contrôle et de la répression des pratiques illicites de stockage et de commercialisation des carburants.
Elle invite également les populations à signaler aux autorités compétentes tout dépôt d’essence de contrebande installé à proximité des habitations ou dans leur environnement immédiat.
L’ABPC appelle par ailleurs les détenteurs de stocks de carburant à mesurer les risques auxquels ils exposent leurs familles, leurs voisins et les personnes susceptibles d’intervenir en cas d’incendie.
Pour l’agence, la prévention doit précéder les flammes. Elle passe notamment par la vigilance, le signalement des situations dangereuses et le respect des mesures de sécurité prévues par la réglementation. «Dénoncer un dépôt dangereux, ce n’est pas nuire à son voisin : c’est protéger sa propre vie, celle de sa famille et celle de toute une communauté», martèle l’ABPC.
En cas d’incendie, d’explosion, d’accident ou de danger imminent, l’ABPC rappelle que le 118 est accessible 24 heures sur 24.
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