Sébastien Delogu, député LFI des Bouches-du-Rhône
La situation familiale de Sébastien Delogu prend désormais une tournure judiciaire. Le député de La France insoumise (LFI) est visé par une plainte de son ex-compagne pour non-paiement de pension alimentaire et « soustraction d’enfant ». Selon BFM TV, le parquet de Marseille a ouvert une enquête.
Le média informe que depuis 17 mois, l’élu ne s’acquitte plus des 1 200 euros qu’il doit verser chaque mois à la mère de ses deux enfants, une fille de 13 ans et un garçon de 15 ans, dont elle assure la garde. Selon les informations révélées par Mediapart, les impayés atteignent désormais 19 800 euros, soit près de 13 millions de FCFA.
Une dette qui contraste avec les revenus du député. Sébastien Delogu, rapportent plusieurs médias français, perçoit 6 045 euros nets par mois, soit près de 4 millions FCFA, au titre de son mandat parlementaire. Contacté par Mediapart, il explique toutefois être confronté à des « difficultés financières ».
Des amendes qui pèsent sur ses revenus
Pour justifier ses difficultés, le député évoque notamment plusieurs saisies effectuées chaque mois sur son compte bancaire. Elles seraient liées à des amendes impayées, pour des montants compris entre 1 646 et 1 803 euros. Ces amendes concernent différents motifs, notamment des violences et des infractions routières.
L’affaire ne porte toutefois pas uniquement sur la pension alimentaire. Son ex-compagne accuse également l’élu d’avoir emmené leur fils sans la prévenir. Le 22 juillet 2026, le garçon se trouvait devant l’immeuble de sa grand-mère maternelle lorsque son père l’aurait emmené avec lui. Sa mère affirme avoir tenté de joindre son fils et le député, avant de réussir à contacter ce dernier dans la soirée. Elle l’accuse alors de l’avoir insultée au téléphone. Le jeune garçon aurait été ramené le lendemain.
Entendu par la police le 11 août, Sébastien Delogu a donné une autre version. Il affirme avoir rencontré son fils « par hasard » et lui avoir proposé de venir voir sa famille paternelle. Il reconnaît ne pas avoir prévenu son ex-compagne, estimant qu’elle avait été informée par leur fille.
Le député bénéficie pourtant d’un droit de visite un week-end sur deux et durant certaines vacances scolaires. Il reconnaît ne plus réellement l’exercer : « J’essaie de les récupérer mais au bout d’un moment on baisse les bras. C’est difficile de se retrouver dans cette situation », a-t-il déclaré aux enquêteurs.
Après la révélation de la plainte, Sébastien Delogu a également reconnu ne plus payer la pension. Il affirme que son ex-compagne l’empêcherait de voir ses enfants et dit avoir demandé une révision à la baisse du montant mensuel.
La justice doit désormais examiner les accusations portées contre lui, tandis que le député assure vouloir trouver une issue à ce conflit familial qui dure depuis plusieurs mois.
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