Abdoulaye Bio Tchané, président du CES (au milieu) en séance avec une délégation du programme ACMA3, ce jeudi 10 septembre 2026 à Cotonou
L’enjeu n’est plus seulement de dresser le bilan. Il s’agit désormais de savoir ce qui restera après le programme Approche Communale pour le Marché Agricole, phase 3 (ACMA3). C’est dans ce cadre que le président du Conseil économique et social (CES), Abdoulaye Bio Tchané, a reçu en audience, jeudi 10 septembre 2026, une délégation du programme ACMA3 conduite par son chef de programme, Ousmane Ouédraogo. Au cœur des échanges : les acquis enregistrés dans le Borgou, la Donga et les Collines, mais aussi les innovations mises en place au bénéfice des acteurs agricoles.
Le programme ACMA vise à contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des départements cibles (Borgou, Collines et Donga) à travers la facilitation d’un changement systémique visant durablement l’accroissement des revenus et la création d’emplois soutenus par l’émergence d’un secteur privé agricole et agro-alimentaire porté par une nouvelle classe de jeunes entrepreneurs, hommes et femmes.
Financé par l’Ambassade des Pays Bas près le Bénin et mis en œuvre par un consortium, ce programme va prendre fin en 2027. À quelques mois de la clôture du programme, la délégation a surtout sollicité l’appui institutionnel du CES pour éviter que ces acquis ne s’essoufflent avec la fin du financement ou de l’accompagnement du programme.
Faire durer ce qui a été construit
Pour Abdoulaye Bio Tchané, l’essentiel est désormais de capitaliser les expériences et de favoriser la circulation des connaissances. Une manière de transformer les résultats obtenus sur le terrain en références utiles pour les politiques publiques.
Le CES entend ainsi jouer son rôle de réflexion, de concertation et d’avis sur les questions qui touchent au développement agricole. L’institution veut également contribuer au dialogue entre les différentes composantes de la société sur les défis auxquels font face les producteurs et les communautés rurales.
La clôture d’un programme ne devrait pas signifier la fin de ses bonnes pratiques. Pour ACMA3, le véritable défi commence maintenant, avec la capacité du Bénin à s’approprier ses acquis, à les consolider et à les inscrire dans la durée.
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