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Qualification des Amazones au Mondial U20 Pologne 2026 : le debrief des sélectionneurs ivoirien et béninois

Qualification des Amazones au Mondial U20 Pologne 2026 : le debrief des sélectionneurs ivoirien et béninois

Entre satisfaction, regrets et reconnaissance mutuelle, les entraîneurs du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont livré leur lecture d’une rencontre spectaculaire remportée 4-1 par les Amazones U20 à Lomé. Un succès qui ouvre au Bénin les portes de la Coupe du monde Pologne 2026.

Entre satisfaction, regrets et reconnaissance mutuelle, les entraîneurs du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont livré leur lecture d’une rencontre spectaculaire remportée 4-1 par les Amazones U20 à Lomé. Un succès qui ouvre au Bénin les portes de la Coupe du monde Pologne 2026.

Abdoulaye Ouzérou, entraineur des Amazones U20 du Bénin

Abdoulaye Ouzérou, entraineur des Amazones U20 du Bénin

Le coup de sifflet final a libéré tout un groupe. Sur la pelouse du stade de Kégué à Lomé ce dimanche 10 mai, les Amazones U20 du Bénin ont célébré une qualification historique pour la Coupe du monde féminine Pologne 2026 après leur large victoire face à la Côte d’Ivoire.

 

Après le nul (1-1) du match aller, les Béninoises ont frappé fort avec quatre buts inscrits grâce à Hosane Soukou, Romaine Gandonou et Germaine Honfo. Une prestation offensive qui a marqué les deux techniciens au terme de la rencontre.

 

Du côté ivoirien, Mathieu Espésito a reconnu la supériorité athlétique et offensive de son adversaire. « Romaine Gandonou est une très bonne joueuse », a-t-il confié avant d’ajouter : « Il y a quand même de la vitesse devant, notamment Germaine Honfo qui va très vite. Ce sont deux joueuses qui marquent le football du Bénin. »

 

L’entraîneur ivoirien estime que son équipe a souffert dès l’entame sur le plan tactique. « On a laissé beaucoup trop d’espace d’entrée. On avait un plan de jeu basé sur un pressing haut, mais ça n’a pas marché », a-t-il expliqué. Selon lui, les écarts observés au milieu de terrain ont favorisé les transitions rapides béninoises et compliqué le travail défensif de ses joueuses.

 

« Bloquer Romaine et Honfo, c’est quasiment impossible. Donc on a voulu bloquer la source, mais on a laissé trop d’espace au milieu », a détaillé le technicien ivoirien, impressionné par « la puissance et la vitesse » des Amazones.

 

Dans le camp béninois, Abdoulaye Ouzérou affichait surtout un immense soulagement après une campagne éliminatoire longue de plusieurs mois. « Ça fait quasiment un an. C’est la troisième participation. On a échoué deux fois. Donc il faut savourer et remercier les filles », a-t-il déclaré. Le sélectionneur béninois a également mis en avant les progrès réalisés par son équipe au fil des années. « Entre 2020, 2021 et aujourd’hui, il y a énormément de progrès. Et ça se voit sur le terrain », a-t-il affirmé.

 

Interrogé sur la prestation d’Hosane Soukou, auteur du premier but, Abdoulaye Ouzérou a expliqué son choix tactique. « Je l’ai ramenée pour ça. On veut vite jouer vers l’avant. Il faut quelqu’un capable de garder les ballons pour permettre au bloc de remonter », a-t-il indiqué.

 

Le positionnement de Romaine Gandonou sur le côté gauche n’était pas non plus improvisé. « Quand elle commence dans l’axe, elle prend beaucoup de coups et s’énerve. À gauche, elle peut ensuite repiquer quand les espaces apparaissent », a expliqué le technicien béninois.

 

Malgré l’ampleur du score, Abdoulaye Ouzérou estime que la rencontre aurait pu basculer dans un sens comme dans l’autre. « Les deux équipes sont de même niveau », a-t-il jugé. « Aujourd’hui, on a concrétisé nos occasions. Elles (les Ivoiriennes) aussi auraient pu marquer deux ou trois buts. »

 

Ce cap passé, le Bénin va connaître, samedi prochain, ses adversaires pour la phase finale de cette coupe du monde et préparer la compétition. La Côte d’Ivoire, elle, va se remettre au travail pour revenir plus forte. 

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