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Parrainage au Bénin: Alain Orounla livre la lecture du gouvernement

Parrainage au Bénin: Alain Orounla livre la lecture du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement béninois, Alain Orounla, a donné samedi 3 octobre 2020, la lecture qu’a l’Exécutif du parrainage des candidats à la présidentielle.

Le porte-parole du gouvernement béninois, Alain Orounla, a donné samedi 3 octobre 2020, la lecture qu’a l’Exécutif du parrainage des candidats à la présidentielle.

alain-orounlaAlain Orounla, ministre porte-parole du gouvernement béninois

Le gouvernement sur la même longueur d’onde que la Commission électorale au sujet du parrainage. C’est en tout cas ce qu’il ressort d’une nouvelle sortie médiatique du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain Orounla. Sur le plateau de la télévision nationale samedi 3 octobre, le ministre a indiqué qu’ « en instituant le parrainage, le code électoral ne l’a enfermé dans aucune partisannerie ».  

Selon Alain Orounla, les élus sont libres de parrainer le candidat de leur choix. Pour le ministre, le fait que la Commission électoral ait décidé de garantir l’anonymat aux élus après la réception des dossiers de candidature à la présidentielle est salué. Cela, a laissé entendre le porte-parole du gouvernement, met les parrains à l’abri de toute pression. Et si pression il doit y avoir en ce qui concerne le parrainage, Alain Orounla assure que ce ne sera pas de la part du gouvernement.

« Le gouvernement reste en dehors de cet aspect de la volonté d’un élu de parrainer ou pas un candidat », a affirmé le ministre Orounla soulignant que le gouvernement n’a d’ailleurs pas les moyens d’enjoindre à un maire, à un député, qui sont des élus, de parrainer tel ou tel autre candidat. La position du gouvernement sur la question, à en croire Alain Orounla, est claire. « Le combat aujourd’hui, pense le porte-parole du gouvernement, c’est savoir si c’est le parti qui va orienter le parrainage ou si c’est la responsabilité de chaque parrain potentiel ».

Des acteurs de la société civile et des personnalités politiques jugent que laisser la décision aux élus de parrainer le candidat de leur choix pourrait ouvrir la voie à la corruption et à un marché de parrainage. Le ministre Orounla pense que c’est une possibilité mais il estime que « c’est de la responsabilité individuelle des parrains et collective des partis d’arriver à un schéma saint, à un chemin clair ». Ceci, dans la perspective du renforcement du système partisan dont la finalité est de renforcer les partis politiques.

Présidentielle exclusive ?

Dans la configuration actuelle de l’Assemblée nationale et des conseils communaux, seuls trois partis, dont deux de la mouvance présidentielle, pourront parrainer. Au cas où les partis politiques donnent des consignes pour le parrainage, le risque d’une élection présidentielle exclusive en 2021 est très élevé. « Ce n’est qu’une crainte. Ce n’est pas la réalité et ce ne sera pas la réalité », a réagi Alain Orounla. Car, a soutenu le ministre, il y a une possibilité de parrainer dix personnalités et les parrains ne sont pas nécessairement obligés de parrainer des personnalités de leur formation politique. Le ministre en veut pour preuve le Front national en France qui a dû recourir à des parrains extérieurs pour sa candidature.