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Bonne nouvelle. Le Bénin mobilise 249,5 milliards FCFA à Bangkok en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à travers trois accords. Les financements proviennent de la Banque islamique de développement (BID) et de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Derrière les 249,5 milliards FCFA mobilisés par le pays, trois priorités se dessinent : faciliter les échanges, améliorer la productivité agricole et élargir l’accès à l’électricité.
Plus de 200 milliards pour les routes
Selon un communiqué du gouvernement, la plus grande part, soit 201,3 milliards FCFA apportés par la BID, est destinée à l’aménagement de l’axe Godomey–Ouidah–Hillacondji, long d’environ 94 kilomètres. L’objectif est de poursuivre sa mise en 2x2 voies sur ce corridor stratégique reliant les réseaux routiers de la sous-région. Les travaux doivent renforcer les échanges entre le Bénin et ses voisins, notamment sur l’axe Abidjan–Lagos. Avec les contributions prévues de la BOAD et de la BAD, le financement global mobilisé pour cet axe atteint 373,2 milliards FCFA.
L’agriculture et l’électricité également concernées
Le deuxième accord porte sur 12,5 milliards FCFA pour améliorer la fertilité des sols et la productivité agricole. Le projet couvrira cinq pôles de développement agricole, soit 48 communes. Il vise à soutenir les petits exploitants confrontés à l’appauvrissement des terres et aux effets du changement climatique, tout en améliorant les revenus et la sécurité alimentaire.
Le troisième financement, de 35,75 milliards FCFA accordés par la BADEA, concerne la distribution de l’électricité. Le projet prévoit l’extension et la mise aux normes du réseau de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) dans 127 localités. À terme, 61 127 ménages et 4 300 très petites entreprises doivent être raccordés. Sept départements sont concernés, de l’Alibori au Plateau.
Pour les autorités béninoises, ces accords s’inscrivent dans une stratégie de financement d’investissements structurants. Le communiqué souligne que « chaque ressource mobilisée doit se mesurer à son impact sur les conditions de vie des populations et sur la compétitivité de l’économie nationale ». Le défi sera désormais de transformer ces engagements financiers en réalisations concrètes pour les populations et les acteurs économiques.
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