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Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire: la mission d'observation de la CEDEAO valide l'élection

Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire: la mission d'observation de la CEDEAO valide l'élection

La mission d'observation de la Communauté économique de des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a livré les conclusions de la supervision de la présidentielle du 31 octobre 2020. L’organisation note un scrutin globalement « satisfaisant et acceptable », malgré les violences.

La mission d'observation de la Communauté économique de des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a livré les conclusions de la supervision de la présidentielle du 31 octobre 2020. L’organisation note un scrutin globalement « satisfaisant et acceptable », malgré les violences.

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La mission d'observation de la CEDEAO valide la présidentielle du 31 octobre 2020 en Côte d'Ivoire. Elle a rendu publique ses conclusions lundi 2 novembre 2020.

Selon la déclaration, la mission a participé à la rencontre entre partis et groupes de partis politiques initiée par le gouvernement le 21 octobre 2020. Il ressort de ces différentes initiatives que « le contexte du scrutin du 31 octobre 2020 était marqué essentiellement par la persistance de profondes divergences de vue entre l’opposition et la majorité présidentielle ».

Les observations

Le contexte était également marqué par une atmosphère tendue avec la rupture du dialogue dû à plusieurs facteurs entre les acteurs politiques. Et cela bien avant le scrutin. En ce qui concerne le jour du scrutin, la mission a noté que « le vote a généralement débuté entre 8h et 9h00 dans la plupart des bureaux visitées avec une présence des forces de sécurité à l’entrée ».

« Les représentants du candidat Alassane Ouattara et du candidat indépendant Konan Kouadio Bertin étaient présents dans plusieurs bureaux de vote visités », apprend le document. Les observateurs informent également de la présence « des observateurs internationaux de l’Union africaine, la Communauté des Etats sahélo-Sahéliens (EISA), l’Institut National de la Démocratie (NID) et la plateforme de la société civile, la Commission des droits de l’homme, Wanep et Djigui ».

La mission d'observation de la CEDEAO retient que « le scrutin s’est diversement déroulé sur l’étendue du territoire national. Le vote n’a pas pu avoir lieu dans tous les districts. Ainsi plusieurs observateurs n’ont pu accéder à tous les districts notamment les districts des Montagnes, de Sassandra-Marahoué, de Bandama, de Woroba et de Zanzan en raison de barrages anachroniques ».

Par ailleurs, la mission déclare que « le dépouillement et les décomptes des suffrages  se sont déroulés dans les zones observées conformément aux dispositions du Code électoral et subséquents », malgré plusieurs incidents qui émaillés le scrutin telles « des manifestations violentes ayant fait des victimes et des absences ou interruptions de vote dans certains endroits ».

Les conclusions

La mission de la CEDEAO a noté après ses observations une participation mitigée dans les parties  méridionale et centrale et une participation relativement élevée dans le nord du pays ainsi que « des actes de violences observées pendant le processus électoral qui constituent une entrave à l’expression effective de la démocratie ».

Elle constate aussi une participation relative des femmes au scrutin et remarque que l’absence du dialogue pourrait affecter la cohésion sociale dont le peuple ivoirien a besoin pour faire face aux défis sanitaires et de développement du pays.

Dans un communiqué publié ce mardi 3 novembre 2020 par son chef, Cheikhe Hadjibou Soumare, la mission d'observation de la CEDEAO a davantage martelé sa conclusion globale. « La mission réaffirme que, tout en ayant noté des violences dans certaines localités  liées au contexte, le scrutin du 31 octobre 2020 est globalement satisfaisant et donc acceptable », a-t-elle annoncé, invitant l’ensemble des parties prenantes à recourir au dialogue pour régler leur différend.