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Présidentielle 2021 au Bénin: le choix des candidats vice-présidents absent du débat (professeur Salami)

Présidentielle 2021 au Bénin: le choix des candidats vice-présidents absent du débat (professeur Salami)

Dans sa communication au colloque international de la rentrée, organisé à l’université d’Abomey-Calavi, le professeur Ibrahim Salami a relevé l’absence de débat dans l’opinion publique sur les potentiels candidats à la vice-présidence de la république dans le cadre de la présidentielle 2021.

Dans sa communication au colloque international de la rentrée, organisé à l’université d’Abomey-Calavi, le professeur Ibrahim Salami a relevé l’absence de débat dans l’opinion publique sur les potentiels candidats à la vice-présidence de la république dans le cadre de la présidentielle 2021.

prfesseur salamiProfesseur Ibrahim Salami

Au Bénin, la constitution, révisée en novembre 2019, instaure le poste de vice-président de la République. Cette réforme entre en vigueur avec l’élection présidentielle d’avril 2021.

Les Béninois auront donc à élire un duo présidentiel constitué du président de la République et de son vice-président. Mais à moins de cinq mois du scrutin présidentiel, le débat sur les potentiels candidats à la vice-présidence n’emballe pas l’opinion publique.

Me Ibrahim Salami, professeur titulaire de droit public l’a relevé mercredi 18 novembre 2020 à l’université d’Abomey-Calavi, dans une « analyse  juridique et politique du parrainage et du duo présidentiel ». C’était au colloque international de la rentrée, organisé par quatre centres et laboratoires de recherche (CEDAT, CREDIJ, LARRED et CESPo) sur le thème « Sociétés et réformes : une perspective croisée de vécus et des sciences administratives, juridiques, politiques et sociales ». Sa communication était intitulée « Heurts et malheurs du duo présidentiel en 2021au Bénin ».  

Selon professeur Salami, le choix du vice-président, à quelques mois de l’élection présidentielle, ressemble à un « accessoire politique ». Pourtant, rappelle l’universitaire, « c’est l’une des plus importants réformes institutionnelles et politiques de la révision de la Constitution ».

« On peut citer plusieurs candidats ou plusieurs futurs candidats à l’élection présidentielle, mais je vous mets au défi d’avoir à me citer dans cette salle un seul candidat à la candidature au poste de vice-président », a lancé professeur Salami à l’assistance. Il fait remarquer que «personne n’en parle.

La presse n’en parle pas, la population n’en parle pas, les candidats mêmes, réels ou supposés n’en parlent pas, on n’est informé de rien ». Par conséquent, fait-il savoir, « on peut dire que le vice-président, en campagne aujourd’hui, en pré-campagne n’est que l’ombre de lui-même.»

Pour illustrer davantage son constat, professeur Salami évoque les partis politiques qui ont déjà désigné leur candidat à la présidentielle sans rien mentionner sur leur préférence pour le poste de vice-président.

« Regardez les partis politiques qui ont appelé à choisir des candidats, ils se sont soigneusement retenus de proposer même un candidat à la candidature du poste de vice-président.On peut estimer que c’est parce qu’il appartient au candidat lui-même de choisir son colistier, je l’entends bien, mais constitutionnellement, [ils ont] le droit et même le devoir de proposer un vice-président », soutient professeur Salami.