Archives

Transition au Mali: le CMA pose des conditions avant toute collaboration avec Assimi Goïta

Transition au Mali: le CMA pose des conditions avant toute collaboration avec Assimi Goïta

Au Mali, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) demande des gages sur l’application de l’Accord d’Alger. L’ex-mouvement rebelle n’entend pas participer au nouveau gouvernement du colonel Assimi Goïta, après le coup de fore du 24 mai 2021, sans des préalables.

Au Mali, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) demande des gages sur l’application de l’Accord d’Alger. L’ex-mouvement rebelle n’entend pas participer au nouveau gouvernement du colonel Assimi Goïta, après le coup de fore du 24 mai 2021, sans des préalables.

maca-mali

Des membres du CMA au Mali, Photo d'illustration

 

Pas question que le CMA participe au gouvernement de Assimi Goïta sans des gages. L’application effective de l’Accord d’Alger oblige ! Représentée dans le précédent gouvernement de transition sous l’ex-président Bah N’Daw, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), apprend RFI, « décide de ne pas accompagner la transition actuelle sans un compromis garanti sur ses priorités ».

Selon les médias, l’ex-mouvement rebelle craint que la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta change l’ordre normal des choses dans le sens de l’application de l’Accord de pas et de réconciliation d’Alger signé en 2015. Le MCA craint surtout que le nouveau chef d’Etat renonce ou ne respecte pas les engagements pris par le régime N’Daw.

« Il y a cette question de la révision constitutionnelle qui doit rapidement être mise en œuvre... ; il y a cette question de l’armée reconstituée qui doit aussi rapidement bouger et enfin cette épineuse question du découpage territorial », a confié à RFI Attaye Ag Mohamed, le chef de délégation de l’organisation au Comité de suivi de l’accord d’Alger.

Selon le responsable, avant toute participation du CMA au gouvernement, il faut que le nouveau régime donne des garanties sur des points bien précis. « Il y a lieu au préalable de discuter pour s’assurer que notre participation ne sera pas (réduite au) banc de touche du gouvernement », a-t-il ajouté. Le CMA, poursuit Attaye Ag Mohamedqui, souhaite jouer sa partition dans les discussions « en relation avec le processus de paix ou aussi sur des questions de souveraineté ».

Le comité directeur de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) s’est réuni du 29 au 31 mai 2021 pour se pencher sur l’application de l’Accord d’Alger.