Une pompe d’approvisionnement en eau potable dans la commune de Djidja
Suite à la circulation sur les réseaux sociaux d’une vidéo évoquant une pénurie d’eau potable à Bassiahoué, dans le village de Sankpiti, l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR) a opté pour une démarche de vérification directe.
Une délégation s’est alors rendue sur les lieux pour apprécier la situation réelle, échanger avec les habitants et évaluer les dispositifs d’approvisionnement existants.
Contrairement aux images largement relayées, le constat effectué sur place indique que la localité de Bassiahoué, forte d’environ 243 habitants, dispose de deux pompes à motricité humaine, dont une actuellement fonctionnelle et installée dans l’enceinte de l’école.
Le Secrétaire exécutif de la mairie de Djidja, Blaise Akpotrossou, a expliqué que les difficultés signalées sont liées à l’insuffisance des contributions des usagers pour assurer la maintenance régulière des équipements qui est du ressort de la Commune.
Il a également rappelé que la gestion des aAdductions d’eau villageoise (AEV) relève désormais des fermiers régionaux dans le cadre de la mise en affermage des systèmes ruraux, tandis que les Communes interviennent principalement sur les pompes à motricité humaine, dans le respect des procédures en vigueur.
Pour le responsable local, les alertes relatives aux pannes ou aux dysfonctionnements doivent prioritairement être portées à la connaissance des autorités locales compétentes, afin de permettre des interventions rapides, documentées et appropriées.
Des investissements structurants en cours
Au-delà de la situation ponctuelle de Bassiahoué, la mission a permis de mettre en lumière l’ampleur des investissements engagés à Djidja pour améliorer durablement la desserte en eau potable.
La mission a profité de la descente pour faire le point des systèmes d’approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV) dont dispose la commune de Djidja.
La Commune bénéficie de sept SAEPmV de grande capacité, selon les membres de la délégation. L’un est déjà opérationnel à Zounko, quatre autres sont en construction dans les arrondissements de Sétto et de Gobaix, tandis que deux projets supplémentaires sont en phase d’étude.
Les anciennes adductions d’eau villageoise font l’objet de travaux de réhabilitation, avec une réception annoncée pour fin juin 2026.
Les données disponibles à fin décembre 2025 indiquent que la commune dispose de 666 points d’eau, dont 552 fonctionnels, soit un taux de fonctionnalité de 82,9 %, selon le point fait par la délégation.
Le parc est principalement composé de forages équipés de pompes à motricité humaine. Ces forages auxquels s’ajoutent des systèmes d’alimentation en eau potable (pourvus de branchements particuliers de bornes-fontaines) et des postes d’eau autonomes sont gérés dans le par le Cadre d’Entretien et Maintenance des Ouvrages Simples (CEMOS).
Des AEV en cours de réhabilitation
Au-delà des nouveaux systèmes, l’État poursuit la remise en état des anciennes adductions d’eau villageoise. À Agouna, les travaux de mise en conformité visent à redonner de la performance à des ouvrages fragilisés par le temps, les pannes et l’insuffisance de maintenance.
Selon l’ingénieur travaux hydraulique Eddy Agossou, responsable des interventions pour le compte de l’opérateur Omilaye, les travaux portent principalement sur l’électromécanique et la canalisation. Des groupes électrogènes, des pompes et des coffrets ont déjà été remplacés ou réhabilités. Les équipes poursuivent également les extensions de réseau afin de desservir de nouveaux quartiers.
Les visites des chantiers de Setto 1, Setto 2, Setto 3 et de Gobaix révèlent des avancées notables, avec des infrastructures destinées à desservir plusieurs villages sur le long terme.
Ces projets traduisent une orientation vers des systèmes plus durables, remplaçant progressivement les forages isolés par des dispositifs structurés, capables d’assurer un service plus fiable.
Aux termes des échanges, les autorités communales et techniques ont invité les populations à mieux s’informer sur les efforts engagés par le Gouvernement dans le secteur de l’eau potable.
Elles ont également rappelé l’importance de la responsabilité collective dans la gestion, l’entretien et la préservation des ouvrages.
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