Un front juridique s’ouvre autour du 24 mai 2026, date prévue pour la prestation de serment du président élu, Romuald Wadagni. La Cour constitutionnelle doit examiner, ce mardi 5 mai, un recours relatif à l’impossibilité de réunir le bureau du Sénat pour la cérémonie solennelle de prestation de serment du président élu, Romuald Wadagni.
L’article 53 de la loi constitutionnelle modifiée en décembre 2025 dispose que « le serment est reçu par le président de la Cour constitutionnelle, devant les autres membres de ladite Cour, l’Assemblée nationale, les bureaux du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour des comptes ». Pourtant, le Sénat n’est pas encore installé et tout indique qu’il ne le sera pas avant l’investiture.
Déposé le 28 avril et enregistré au secrétariat de la haute juridiction, le recours vise à faire constater une contrainte matérielle susceptible d’affecter le déroulement de l’investiture. Le requérant demande à la Cour de reconnaître l’impossibilité de réunir le bureau du Sénat pour cette cérémonie et d’en tirer les conséquences de droit qui en découlent.
Le dossier sera examiné par les Sages de la Cour lors d’une audience plénière spéciale ce mardi. La décision attendue pourrait fixer un cadre d’interprétation et trancher la question de la validité du serment en l’absence du bureau du Sénat.
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