Alain Orounla répond à l'ex-président Boni Yayi sur les persécutions d'opposants
Les opposants béninois sont-ils persécutés par le régime du président Patrice Talon ? L’ancien président Boni Yayi en est certain. Dans une publication sur sa page facebook le 29 septembre dernier, l’ex-dirigeant béninois a accusé le régime de la Rupture de jeter « arbitrairement » des opposants en prison.
« Un prisonnier politique suppose que l’individu a été recherché pour ses opinions politiques. Et il n’y a jamais eu ça sous la présidence de Patrice Talon », a répondu Alain Orounla samedi 3 octobre. Le ministre porte-parole du gouvernement béninois lors de sa sortie médiatique a rejeté l’image de régime totalitaire attribué au pouvoir du président Talon. « Dans un régime totalitaire, aucune voix ne peut s’élever pour critiquer, pour dénoncer justement ce que le Président Yayi Boni semble dénoncer en étant en paix à Cotonou », a rétorqué Alain Orounla. Selon le porte-parole du gouvernement béninois le fait que l’ex-président béninois vit en « paix » dans la capitale économique « illustre déjà parfaitement que nous ne sommes pas dans un régime totalitaire ou dans un régime ou les libertés n’existent pas ».
Des exilés politiques ?
L’ancien président béninois, dans sa publication sur facebook, a également accusé le régime en place depuis avril 2016 de pousser les opposants à l’exil. « Il n’y a pas d’exilé politique. (…) Il y a des compatriotes qui peut-être ont occupé des fonctions politiques, qui ont eu à gérer les affaires de l’Etat et qui sont accusés de prévarication, de détournement et qui se sont dérobés à la justice de leur pays », a contre-attaqué Alain Orounla. Le porte-parole du gouvernement jure qu’« il n’y a personne qui puisse dire : ''Je suis parti parce que mes opinions n’ont pas été pris en compte'' » et que « les opposants sont au Bénin ».
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