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Révision constitutionnelle au Bénin: Alain Orounla réagit à la décision de la Cour africaine

Révision constitutionnelle au Bénin: Alain Orounla réagit à la décision de la Cour africaine

Le ministre porte-parole du gouvernement béninois a réagi mercredi 2 décembre à la décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples ordonnant l’annulation de la révision constitutionnelle intervenue en 2019

Le ministre porte-parole du gouvernement béninois a réagi mercredi 2 décembre à la décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples ordonnant l’annulation de la révision constitutionnelle intervenue en 2019

Alain Orounla, ministre porte-parole du gouvernement béninois

Le Bénin exécutera-t-il ou non la décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples ordonnant l’abrogation de la loi relative à la révision de la constitution du 11 décembre 1990 ? La réponse à cette interrogation est loin d’être affirmative. Interrogé mercredi 2 décembre 2020 sur l’arrêt de la juridiction d’Arusha, le ministre porte-parole du gouvernement béninois a laissé entendre que le président Talon n’a pas l’intention de violer son serment.

« Le président de la République rassure du respect de l’engagement contenu dans le serment qu’il a prononcé le 6 avril 2016 à savoir respecter et de défendre la constitution que le peuple béninois s’est librement donnée », a déclaré Alain Orounla. Le porte-parole du gouvernement souligne que « le constituant de 1990 n’est pas au-dessus du constituant de 2019 ».

La Cour africaine a ordonné l’abrogation de la révision de constitution intervenue le 1er novembre 2019 en raison de ce qu’elle a été adoptée en violation du principe du consensus national. « La révision de la Constitution intervenue sur une proposition de loi est une initiative parlementaire approuvée par l’unanimité des députés », a indiqué le ministre porte-parole du gouvernement béninois.

Selon Alain Orounla, la révision de la constitution a posé les fondations d’une réforme positive du régime démocratique et du système politique. Le ministre évoque, entre autres, l’irrévocabilité de la limitation du mandat présidentiel, l’effectivement du financement public des partis politiques, le parrainage des candidats à la présidentielle, l’abolition de la peine de mort et la création de la Cour des comptes.

Pour le porte-parole du gouvernement, la révision ne saurait donc être considérée comme « une remise en cause, ni même comme un recul des acquis démocratiques mais plutôt comme le prolongement, le préalable nécessaire au renforcement de l’Etat de droit et au développement complet des Béninoises et des Béninois ».