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Affaire financement lybien pour Sarkozy : après 14 ans, le procès de l’ex-président français s’ouvre à Paris

Affaire financement lybien pour Sarkozy : après 14 ans, le procès de l’ex-président français s’ouvre à Paris

L’ex-président français Nicolas Sarkozy se retrouve au cœur d'un procès qui débute ce lundi 6 janvier 2025 au tribunal correctionnel de Paris, où il est accusé d'avoir reçu des fonds de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle de 2007.

L’ex-président français Nicolas Sarkozy se retrouve au cœur d'un procès qui débute ce lundi 6 janvier 2025 au tribunal correctionnel de Paris, où il est accusé d'avoir reçu des fonds de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy, ex-président français

Nicolas Sarkozy, ex-président français

Nicolas Sarkozy commence l’année 2025 avec des ennuis judiciaires comme il a terminé 2024. L’ex-président français est attendu, ce lundi 6 décembre 2024 au tribunal correctionnel de Paris où s’ouvre le procès du financement libyen.  


Les accusations remontent à 2011, alors que le régime libyen était sur le point de s'effondrer. Saïf al-Islam Kadhafi a affirmé que Sarkozy devait « rendre l'argent au peuple libyen ». Son père Mouammar Kadhafi lui-même est allé plus loin. « C'est grâce à nous qu'il est arrivé à la présidence », avait déclaré le président lybien.

 

Le dossier inclut une note en arabe, prétendument rédigée par Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignement libyens, mentionnant un « accord de principe » pour un soutien financier de 50 millions d'euros à la campagne de Sarkozy en 2007.

 

Ce dernier a qualifié ces accusations d'« infamie » et a porté plainte contre Mediapart, qui a publié la note. Malgré un non-lieu en faveur de Mediapart, les juges ont décidé de ne pas considérer cette note comme élément central du dossier.


Une autre source d'accusations provient de Ziad Takkiedine, un homme d'affaires franco-libanais, qui a évoqué le financement libyen lors d'une enquête distincte. En conséquence, une information judiciaire a été ouverte en 2013, suivie d'une enquête préliminaire en 2014.

 

Après dix ans d'enquête, les magistrats ont décidé en août 2023 de renvoyer Sarkozy et douze autres prévenus devant la justice pour divers chefs d'accusation, notamment corruption et financement illégal de campagne.


Le procès s'étendra jusqu'au 10 avril et pourrait avoir des conséquences significatives pour Sarkozy, qui fait face à une peine potentielle de dix ans de prison et à une amende de 375 000 euros. Ce procès est particulièrement délicat pour l'ancien président, qui comparaît avec un casier judiciaire récent lié à une autre affaire de corruption.


Les accusations impliquent également des anciens ministres et deux hommes liés aux négociations internationales. Des virements suspects ont été découverts sur des comptes associés à Takkiedine, tandis que des fonds non identifiés auraient circulé dans le QG de campagne de Sarkozy. Les avocats défendant Sarkozy dénoncent les accusations comme étant infondées et affirment qu'il n'existe aucune preuve tangible de financement libyen.


Les enjeux sont élevés, non seulement pour Sarkozy mais aussi pour la perception publique des pratiques politiques en France. L'avocat Vincent Brengarth a souligné l'importance d'examiner ces allégations sérieuses concernant le financement des campagnes électorales par des puissances étrangères.


C’est le cinquième procès en cinq contre Nicolas Sarkozy, condamné en première instance et en appel dans le dossier Bygmalion (sur le financement de sa campagne de 2012, il a formé un pourvoi en cassation), et dans le dossier Bismuth. 

 

Dans cette dernière affaire, dite « des écoutes », son pourvoi a été rejeté mi-décembre, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme sous bracelet électronique, une sanction inédite pour un ancien président en France.

 

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