Les situations politiques dans l’espace francophone africain ont fait objet d’examen lors de la 31è assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) tenue du 2 au 3 juin 2025 à Cotonou, au Bénin.
L’APF a réaffirmé lors de cette 31e Assemblée régionale Afrique, son soutien à la médiation de Faure Gnassingbé, président du Conseil togolais, désigné médiateur de l’Union africaine (UA) dans le conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce soutien avait déjà été manifesté lors de la 16e Conférence des Présidents d’Assemblée à Brazzaville en avril 2025, où Faure Gnassingbé a été salué comme un « véritable artisan de paix sur le continent » pour son rôle dans la résolution de cette crise.
Selon le communiqué final de l'assemblée de l’APF Afrique tenue à Cotonou, une délégation de haut niveau, composée de présidents de chambres parlementaires, va se rendre d’urgence au Togo pour présenter avant la 50e session de l’APF, prévue en juillet 2025 à Paris, non seulement le rapport de la mission de bons offices menée en RDC et au Rwanda, mais aussi la volonté de dialoguer avec les pays de l’Alliance du Sahel.
Le Burkina Faso, le Niger et le Mali, regroupés au sein d’Alliance des Etats du Sahel ont annonçé, le 18 mars 2025, leur départ de l’organisation dans un communiqué conjoint des ministres des affaires étrangères.
« Depuis l’avènement de la transition au Mali, au Burkina puis au Niger, l’OIF, au lieu d’accompagner ces pays dans la réalisation des aspirations légitimes de leurs peuples, conformément à ses objectifs de paix, de coopération et de solidarité, s’est illustrée par l’application sélective de sanctions sur la base de considérations géopolitiques et le mépris pour leur souveraineté devenant ainsi un instrument politique téléguidé », a indiqué ces pays dans le communiqué. Les trois pays étaient, jusqu’ici à leur communiqué, suspendus par l’OIF en raison des coups d’Etat qui y sont intervenus contre des présidents élus.
Cette mission parlementaire a pour objectif de soutenir les efforts de paix, assurer un suivi rigoureux des engagements pris dans le cadre des accords de paix, et promouvoir une diplomatie parlementaire active et solidaire pour garantir la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Enfin, l’Assemblée régionale Afrique de l’APF a adopté la « déclaration de Cotonou » sur la situation à l’Est de la RDC et a recommandé la poursuite des actions de diplomatie parlementaire dans les crises africaines, avec une implication de toutes les sous-régions.
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