La monstruosité infligée à jeune femme à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji, ne restera pas impunie. L’enquête préliminaire menée avec célérité par la Police républicaine a abouti à l’interpellation de six individus, soupçonnés d'être impliqués dans cet acte de barbarie.
Ces six suspects seront fixés sur leur sort dans les prochaines heures. Selon nos sources, ils doivent être déférés devant le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au cours de cette semaine du 27 avril 2026.
Si le gros du groupe est désormais entre les mains de la justice, le puzzle n'est pas encore complet. Un des suspects manque à l'appel. Cette septième personne, soupçonnée d’avoir participé aux actes d’atrocité commis sur la personne de la jeune femme, reste introuvable. Les enquêtes, a-t-on appris, se poursuivent afin de mettre le grappin sur le fugitif.
Les faits en question
Les actes de torture subis par la jeune femme, une mère de 38 ans, ont été révélés au grand jour à la suite de la diffusion d’une vidéo sur les réseaux le jeudi 23 avril 2026. Dans la vidéo, on voit la jeune femme ligotée et suspendue au-dessus des flammes d’un feu de bois. Ses bourreaux, apprend-on, avant de la suspendre ont pris le soin de la dénuder à l’aide d’un couteau. Ils lui ont mis du piment par la partie intime.
Les images insoutenables de ce supplice infligé au motif de vol présumé d’un téléphone portable ont choqué l’opinion publique. Elles ont suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et même au-délà.
Le corps de la victime porte les stigmates. Dans une courte vidéo publiée vendredi 24 avril 2026 par l’Institut national de la Femme (INF), la jeune femme qui se remet doucement du choc. Elle a indiqué qu’elle a encore mal aux poignets. Le médecin traitant a expliqué qu’elle a également un problème psychologique.
Invitée dimanche 26 avril 2026 sur Bip radio, la présidente de l’Institut national de la Femme (INF), Huguette Bokpè Gnacadja, a dénoncé le fait qu’elle juge à la fois humiliant et dégradant pour la personne humaine. Elle a confié que l’audition de la victime devrait se faire dans les jours à venir. Des témoins devraient aussi être entendus. Ceci, afin de saisir les faits dans leurs moindres détails.
La présidente de l’INF espère qu’au terme de la procédure une condamnation exemplaire contre les bourreaux de la jeune femme.
0 commentaire
0 commentaire