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Législatives 2026 au Bénin : ces manquements relevés par la Cour constitutionnelle

Législatives 2026 au Bénin : ces manquements relevés par la Cour constitutionnelle

La cour constitutionnelle a relevé, lundi 19 janvier 2026, une série de manquements qui ont entaché les élections législatives du 11 janvier. Le scrutin est toutefois validé et consacre l’élection de 109 députés uniquement de la mouvance.

La cour constitutionnelle a relevé, lundi 19 janvier 2026, une série de manquements qui ont entaché les élections législatives du 11 janvier. Le scrutin est toutefois validé et consacre l’élection de 109 députés uniquement de la mouvance.

L'une dans un centre de vote lors des législatives de 2026 (Photo d'illustration)

L'une dans un centre de vote lors des législatives de 2026 (Photo d'illustration)

Une série de manquements relevés lors des législatives. Dans sa décision portant résultats définitifs du scrutin du 11 janvier 2026, la Cour constitutionnelle a exposé, lundi 19 janvier 2026, une liste de dysfonctionnements au niveau de plusieurs centres de vote. 

 

La haute juridiction a noté un défaut de procès-verbal de déroulement du scrutin et/ou de feuille de dépouillement, un mauvais remplissage du procès-verbal de déroulement du scrutin et des feuilles de dépouillement et l'absence de mention du nombre d'émargements et de vote par dérogation sur le procès-verbal de déroulement du scrutin et/ou sur la feuille de dépouillement. 

 

Elle a constaté l’'absence ou le mauvais remplissage du registre de vote par dérogation, la confusion entre les suffrages valablement exprimés et le nombre de votants, le défaut de décompte des voix par pictogrammes, l'incohérence entre les pictogrammes et les chiffres arabes et le défaut d'indication du nombre de voix par un chiffre arabe à côté des pictogrammes. 

 

La décision de la cour fait mention d’une incohérence entre le nombre de votants et le nombre de suffrages valablement exprimés, d’une incohérence entre le nombre de votants et le nombre d'inscrits, du retard dans le démarrage du scrutin dans certains postes de vote et le défaut d'indication du code d'identification de certains postes de vote. 

 

Les septs sages de la cour constitutionnelle apprennent avoir constaté un défaut de mise en annexe au procès-verbal de déroulement du scrutin des bulletins présumés nuls, une confusion entre les bulletins présumés nuls et les bulletins valides, une absence de mandataires des candidats à certains postes de vote et un défaut de signature des documents électoraux par des mandataires. 



La juridiction relève également comme manquements, la signature de plusieurs procès-verbaux de déroulement scrutin par une même personne et la non transmission de plis par la commission électorale nationale autonome (CENA). 

 

Face à cette série de manquements, la cour constitutionnelle valide les élections législatives parce que ‘’ces manquements ont affecté les résultats des postes de vote concernés, sans être de nature à compromettre la sincérité et la transparence du scrutin’’. Elle affirme toutefois avoir procédé à l’annulation et au redressement du vote. 

 

La cour constitutionnelle a confirmé le score au plan national pour chaque parti prononcer la CENA.

 

Seuls les partis de la mouvance présidentielle, l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR) vont siéger à l’Assemblée nationale étant les seuls à avoir obtenu un score de 20% dans chaque circonscription. L’UPR décroche 60 sièges alors que le BR hérite de 49 sur les 109 disponibles. 

 

Le principal parti d’opposition, Les Démocrates n’ayant pas pu réunir 20 % des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales, ne siègera pas au parlement. 

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