Le prétendant d’une femme accusé d’avoir organisé l’enlèvement de son rival. La CRIET s’est penché sur le dossier, lundi 19 janvier 2026, pour la première comparution du prévenu.
Un peu après 14h (heure de Cotonou), le juge constitutionnel de la CRIET (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme) a convoqué un homme à la barre. Barbichette blanche et dans son boubou surmonté du gilet de prisonnier, l’homme de la soixantaine s’est présenté devant la Cour.
Il est poursuivi pour « tentative d’enlèvement et séquestration de personnes ». Selon l’accusation, le prévenu aurait orchestré l’enlèvement de son rival en passe de lui ravir la vedette. D’après les faits présentés par la Cour, l’homme se serait entendu avec les parents d’une jeune femme pour l'épouser.
Le prévenu a sacrifié à la tradition en donnant la dot aux parents de sa "nouvelle conquête". Les faits se sont déroulés dans la partie septentrionale du Bénin. Les accords auraient été conclus sans l’avis de la jeune femme. Informée du projet de mariage planifié par ses parents, la jeune dame s'y est opposée et a opéré elle-même son choix.
Les parents, ne pouvant pas s’imposer à leur fille, ont décidé de retourner la dot qu'ils avaient déjà pris chez le prévenu. Celui-ci aurait exprimé son mécontentement et surtout sa déception. Dans la foulée, le prétendant choisi par la jeune femme a disparu. Il a été enlevé et ses ravisseurs ont demandé une rançon d’un million de FCFA pour sa libération.
Selon la Cour, la victime a payé la rançon pour recouvrer sa liberté. Le prétendant préféré de la jeune femme a décidé de porter plainte contre son rival, soupçonné d’être à l’origine de son enlèvement. Le sexagénaire a été interpellé et placé sous mandat de dépôt. Locuteur d'une langue du septentrion du Bénin, un traducteur s’est chargé de répéter ses réponses à la Cour.
Le prévenu a plaidé non coupable. Il a rejeté tout implication dans cette affaire pour laquelle il est détenu. L’homme a reconnu que les parents de la jeune femme ont voulu lui remettre la dot et qu’il se serait opposé à cela. Mais il assure ne rien avoir avec l'enlèvement de l'homme préféré de la jeune dame.
Après les débats, la Cour a renvoyé le dossier au lundi 9 février 2026 pour les réquisitions du ministère public.
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