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Famille au Bénin : Angela Kpéidja suggère la reconsidération de la dot

Famille au Bénin : Angela Kpéidja suggère la reconsidération de la dot

La journaliste de la Télévision nationale, Angela Kpéidja s’est exprimée sur l’importance de la dot après le vote de la loi portant code des personnes et de la famille. Elle suggère une reconsidération de ce qui représente un symbole de mariage au Bénin.

La journaliste de la Télévision nationale, Angela Kpéidja s’est exprimée sur l’importance de la dot après le vote de la loi portant code des personnes et de la famille. Elle suggère une reconsidération de ce qui représente un symbole de mariage au Bénin.

bAngela Kpéidja

Angela Kpéidja propose un débat sur la dot et l’égalité entre l’homme et la femme. La journaliste de l’ORTB a fait une suggestion par rapport à l’égalité dans l’attribution de noms de famille aux enfants et l’importance de la dot. « Si nous femmes réclamons plus d’équité, d’égalité même dans les noms des enfants, la dot ne devrait-elle pas retourner à son symbolisme ? », s’est interrogée Angela Kpéidja sur sa page Facebook. Cette réaction fait suite l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi modifiant et complétant la loi 2002-07 du 24 août 2004 portant code des personnes et de la famille en République du Bénin.

Cette loi comporte des dispositions qui permettent à la femme de donner, dans certains cas leur nom de famille aux enfants. Angela Kpéidja pense que l’adoption de cette loi devrait amener à repenser l’importance de la dot surtout l’instrumentalisation qui en est faite de nos jours. Pour la journaliste, la dot aujourd’hui « c’est exactement comme si l’homme venait dans un marché, pour choisir sur l’un des étalages un objet précieux à ses yeux dont il paie le coût ».

L’auteure du livre « Bris de Silence » s’est posée plusieurs questions qui ont un lien entre la dot et les violences faites sur certaines femmes au foyer. « Comment cet "objet précieux'' (la femme dotée) peut-il ensuite revendiquer et faire à sa tête une fois sous son toit ? N’est-ce pas cette façon de faire qui explique que certains hommes manquent finalement d’égard à leurs épouses ? », a-t-elle soulevé.

Angela Kpéidja dit qu’elle n’est pas contre la dot. « Je ne suis pas contre la pratique. Je pose juste des questions au regard de l'allure matérialiste qu'elle prend de nos jours dans un contexte où nous nous battons pour l'égalité femme-homme». Mais, nuance-t-elle il existe bien « des femmes dotées qui vivent heureuses, en étant totalement respectées dans leur couple ».

Ce que souhaite la journaliste, c’est que des réflexions se mènent sur le sujet. « Je souhaite qu'on y réfléchisse ensemble. Pour moi, si nous voulons sortir de ce schéma de violences faites aux femmes dans nos pays africains, plus que les lois, c’est d’une profonde mutation sociologique que nous avons besoin ».