Le samedi 10 avril 2021, le sieur Boni Saré Issiakou, ancien militaire de la garde républicaine, a été interpellé à son domicile à Fidjrossè où il a été retrouvé en possession d’un pistolet automatique de marque RECK à l’état neuf ainsi que de son chargeur, d’une tenue camouflée militaire de l’armée béninoise, d’une paire de pataugas et d’une série de documents dont l’une de quatre pages intitulée « Déclaration de la junte militaire ». Ce document expose les raisons d’un coup d’État en République du Bénin et décrit le processus de transition qui devra suivre.
Interrogé sur ces différents éléments, Boni Saré Issiakou affirme avoir été contacté par le sieur Zinsou Gilbert, un opérateur économique actif dans les clubs de soutien au Professeur Aïvo Frédéric Joël Ayékobinou, candidat recalé aux élections présidentielles. Zinsou Gibert lui aurait confié la mission de recruter des officiers capables d’exécuter un coup d’État. Dans cette perspective, il aurait pris contact avec l’Adjudant Ibrahim Bachabi Moudjaïdou ayant servi comme lui à la garde républicaine. Avec ce dernier, il a rencontré à plusieurs reprises Zinsou Gilbert ainsi que le sieur Houedanou Arnaud pour échanger autour du projet et planifier son exécution.
Houedanou Arnaud a remis à Gilbert Zinsou pour le compte de BONI SARE Issiakou et IBRAHIM BACHABI Moudjaïdou la somme totale de CFA un million neuf cent mille (1 900 000) en trois tranches.
Houedanou Arnaud, reconnu comme l’un des soutiens financiers du professeur AÏVO Frédéric Joël Ayékobinou dont il a payé une partie de la caution de cinquante millions (50.000.000) francs CFA exigée de tout candidat à l’élection présidentielle, est un opérateur économique qui s’est rendu coupable d’une énorme fraude fiscale évaluée à 1.444. 305. 086 FCFA.
Dès l’interpellation des sieurs Boni Saré Issiakou et Ibrahim Bachabi Moudjaïdou, Arnaud Houedanou et Gilbert Zinsou ont pris la fuite.
Interpellé en même temps que le nommé Gnonlonfoun Dotou Alain qui se présente comme son « bras droit » dans son projet politique de conquête du pouvoir, le Professeur Aïvo Frédéric Joël Ayékobinou nie les faits de complot contre la sûreté de l’État et blanchiment des capitaux à toutes les étapes de la procédure. Gnonlonfoun Dotou Alain nie également les faits.
Quant à Boni Saré Issiakou et Ibrahim Bachabi Moudjaïdou, tout en niant les faits, ils soutiennent n’avoir fait croire à leurs interlocuteurs qu’ils sont en mesure d’exécuter le coup d’État que dans la perspective de leur soutirer de l’argent.
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Cosme Lucien Zounon
il y a 4 ans