Plus aucune trace du bateau SPSL Udeme à la plage de Fidjrossè. L'épave du navire nigérian échoué sur les côtes de Cotonou fin juin 2024 a été complètement démantelé.
Une équipe de Banouto a constaté, samedi 1er mars 2025, que l’épave du navire n’est plus sur la plage. Selon les informations de Banouto, les travaux de démantèlement ont duré plusieurs semaines.
Le démantèlement du bateau a été ordonné par une décision judiciaire. Lors de la première audience du procès des membres de l’équipage, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ordonné que le navire soit dégagé de la plage.
Les riverains de la plage de Fidjrossè se sont réveillés avec un géant bateau sur leurs côtes, au petit matin du 30 juin 2024. Selon le capitaine qui s’est expliqué devant la CRIET, le navire a eu une panne alors qu’il était en pleine opération de transbordement.
L’équipage a fait du ravitaillement de vivres auprès d’un contrebandier qui devrait prendre du gasoil en contrepartie. L’opération était en cours, d’après le contrebandier quand la panne technique est survenue et le bateau s’est retrouvé sur la plage de Fidjrossè.
Des poursuites engagées
Après l’échouage du navire, les membres de l’équipage ont été mis aux arrêts. Les enquêtes ont également permis d’interpeller un contrebandier et des officiers de la marine béninoise et de la police fluviale. Au total, dix-huit (18) personnes ont été interpellées.
Il est reproché aux fonctionnaires de l’État des faits d’ « abus de fonctions ». Les membres de l’équipage sont poursuivis pour « navigation sans titre et infractions aux règles ». Le contrebandier est accusé de « trafic de produits pétroliers ».
Contre ces chefs d’accusations, les mis en cause ont plaidé non coupable. Après avoir écouté les prévenus, la CRIET a ordonné la mise en liberté de sept (7) personnes, rien que des membres de l’équipage sous cautionnement d’un million de FCFA. Ces sept prévenus ont été présentés comme des employés en service sur le navire.
A la dernière audience du procès qui s’est déroulé, jeudi 27 février 2025, l’État béninois, par le biais de l’Agent judiciaire de l’État, a réclamé la condamnation des prévenus à payer, solidairement, la somme de 300 millions de FCFA, à titre de dommages et intérêts causés au Bénin.
Le représentant de l’État béninois a également demandé à la Cour de prononcer la confiscation des produits pétroliers transportés par le bateau et trois autres barques arraisonnées, soit plus de 200 000 litres de gasoil.
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