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Gestion durable des infrastructures et équipements marchands : résultats encourageants à Kétou et Ouinhi avec ACMA3 grâce à la Carte Communautaire de Performance

Gestion durable des infrastructures et équipements marchands : résultats encourageants à Kétou et Ouinhi avec ACMA3 grâce à la Carte Communautaire de Performance

Le programme ACMA3 a partagé, lors d'un atelier tenu les 7 et 8 juillet 2026 à Cotonou, l’expérience de la Carte Communautaire de Performance, expérimentée dans deux communes pour renforcer la gouvernance et la durabilité des infrastructures agricoles.

Le programme ACMA3 a partagé, lors d'un atelier tenu les 7 et 8 juillet 2026 à Cotonou, l’expérience de la Carte Communautaire de Performance, expérimentée dans deux communes pour renforcer la gouvernance et la durabilité des infrastructures agricoles.

Le présidium à l'ouverture de l'atelier de capitalisation et partage d'expérience à Cotonou

Le présidium à l'ouverture de l'atelier de capitalisation et partage d'expérience à Cotonou

Faire construire une infrastructure est une chose. La faire fonctionner durablement en est une autre. C’est tout l’enjeu de l’atelier de capitalisation organisé les 7 et 8 juillet 2026 à Cotonou par le programme Approche Communale pour le Marché Agricole au Bénin – Phase 3 (ACMA3). Les échanges ont porté sur la gestion durable des infrastructures et équipements marchands, avec un retour d’expérience de Kétou et Ouinhi.

 

Au cœur des discussions : la Carte Communautaire de Performance (CCP), présentée comme un outil de redevabilité sociale. Son expérimentation a concerné notamment les magasins de stockage de maïs installés dans ces deux communes dans le cadre du programme ACMA.

 

Faire participer pour mieux gérer

 

Portée par CARE Bénin/Togo, membre du consortium de mise en œuvre, l’expérience part d’un constat : plusieurs infrastructures mises en place dans les précédentes phases d’ACMA rencontrent encore des difficultés de gestion. Faible appropriation des modèles économiques, utilisation irrégulière des outils de gestion, manque de traçabilité des activités ou encore méconnaissance des responsabilités des Comités Multi-Acteurs figurent parmi les principaux défis.

 

La CCP a donc été introduite pour faire davantage participer les bénéficiaires, gestionnaires, autorités locales et autres acteurs concernés. L’objectif est simple : évaluer les services, faire ressortir les difficultés et convenir ensemble des solutions à mettre en œuvre.

 

La démarche s’est appuyée sur plusieurs étapes, dont une revue documentaire, une cartographie des parties prenantes, le renforcement des capacités et l’évaluation de services comme le warrantage et la vente groupée. Des réunions d’interface et des séances mensuelles de suivi ont également été organisées.

 

En vidéo ci-dessous, déroulement et leçons de l'atelier de capitalisation et de partage d'expériences

 

 

Les premiers résultats sont encourageants. Les réunions des acteurs se tiennent plus régulièrement, les comptes rendus sont transmis aux parties prenantes et aux mairies, tandis que les autorités locales effectuent désormais des visites sur les sites. Les engagements sont aussi davantage formalisés par des procès-verbaux et les Comités Multi-Acteurs fonctionnent de manière plus structurée. 

 

À travers l'atelier organisé début juillet à Cotonou, ACMA3 veut désormais tirer les enseignements de Kétou et Ouinhi et examiner les conditions nécessaires à une extension de la CCP. Mis en œuvre par IFDC, CARE Bénin/Togo et KIT Institute, avec l’appui de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, le programme entend ainsi renforcer des systèmes de marchés agricoles plus inclusifs et durables.

 

L’expérience rappelle une réalité essentielle : la durabilité d’une infrastructure ne dépend pas seulement de sa construction, mais aussi de la manière dont ceux qui en ont la charge la font vivre.

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