La police française (Illustration : Photo DR)
Une enseignante du collège La Durantière, à Nantes en France, a été agressée sexuellement et physiquement par un élève de 12 ans, le 22 juin 2026, quelques jours avant les vacances scolaires. Selon RMC-BFMTV, qui cite le procureur de Nantes et des membres de l’équipe éducative, l’adolescent était seul avec l’enseignante dans une salle lorsqu’il lui a proposé un massage, qu’elle a refusé.
Selon le parquet de Nantes rapporté par BFM-RMC, par l'arrière, l'élève a placé les mains sur la poitrine de l’enseignante, "en lui passant ensuite les bras autour du cou et en lui mettant la tête contre le bureau". Ce n'est qu'aux cris de l'enseignante, que celui-ci a arrêté, a poursuivi le procureur.
L'enseignante, ajoute Alouette, a finalement pu maîtriser l'élève et l'a conduit à la direction de l'établissement.
La victime a porté plainte et s’est vu prescrire dix jours d’incapacité totale de travail (ITT), selon les informations rapportées par RMC et confirmées par plusieurs médias locaux. L’élève a, lui, été exclu définitivement de l’établissement.
« C’est un élève qui manifestement avait prévu son acte puisqu’il est remonté dans la classe après la période de cours. Cette agression était d’une brutalité extrême. Ma collègue s’est vue mourir », raconte Sylvain Marange, professeur d’histoire-géographie et secrétaire départemental du syndicat SNES FSU, rapporté par RMC-BFM.
Pour les enseignants, cette affaire a ravivé une revendication plus ancienne. Depuis plusieurs années, ils demandent le classement du collège en Réseau d’éducation prioritaire renforcé (Rep+), afin de bénéficier notamment de moyens humains supplémentaires. « Ça n’aurait pas évité l’incident, mais ça nous aurait donné plus de moyens pour faire davantage de prévention », a expliqué une enseignante citée par BFM-RMC.
Le personnel a donné au ministère de l’Éducation nationale jusqu’au 8 septembre pour répondre favorablement à cette demande, faute de quoi une grève est annoncée. Le rectorat soutient le principe d’un passage en Rep+, mais indique qu’aucune révision de la carte de l’éducation prioritaire n’est prévue avant l’élection présidentielle de 2027.
Sur le plan judiciaire, le parquet indique que le collégien a reconnu les faits dans leur matérialité. Une expertise pédopsychiatrique est en cours. En France, un mineur de moins de 13 ans est présumé ne pas disposer du discernement nécessaire pour engager sa responsabilité pénale, mais cette présomption peut être renversée après examen de sa capacité de discernement.
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