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La rentrée scolaire 2026-2027 ne se joue pas seulement dans les salles de classe. Dans les écoles publiques, elle doit aussi se faire autour des cantines. Le gouvernement veut franchir un nouveau palier avec 500 000 bénéficiaires supplémentaires. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du 2 septembre 2026.
Le taux de couverture des écoles publiques en cantines scolaires doit permettre de passer d’environ 1,4 million d’écoliers impactés l’année dernière à 1,9 million cette année. Pour Wilfried Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, l’objectif est clair : faire en sorte que la cantine accompagne effectivement la journée scolaire de l’enfant.
500 000 enfants de plus
« Nous avons fini l'année dernière autour de 1 400 000 enfants et nous projetons d'impacter dès cette année 1 900 000 », a expliqué le porte-parole du gouvernement, ce vendredi 4 septembre devant les médias. Derrière ces chiffres, l’enjeu est aussi celui de l’assiduité scolaire. Le gouvernement veut éviter que des enfants quittent l’école à midi faute de repas et ne reviennent pas l’après-midi.
« Nous attendons que, dès le jour de la rentrée, les cantines soient ouvertes partout », a insisté Wilfried Houngbédji. Pour atteindre cet objectif, l’Agence nationale d’Alimentation et de la Nutrition (ANAN) est appelée à jouer un rôle central. Le Conseil des ministres indique que cette progression sera rendue possible grâce à la montée en charge de l’agence et à l’accroissement des moyens mis à sa disposition.
Des vivres déjà en place
Le déploiement ne doit cependant pas se limiter à l’ouverture des cantines. Le gouvernement insiste également sur la disponibilité et la conservation des vivres.
Selon le ministre porte-parole, dans certaines écoles, les stocks ont déjà commencé à être acheminés. « Les vivres ont commencé déjà à être mis en place si l'installation n'est pas achevée », a-t-il déclaré.
La qualité des repas servis aux élèves constitue ausi un autre point de vigilance. Le gouvernement a donné des instructions pour que les denrées soient conservées dans de bonnes conditions afin que les enfants bénéficient de repas répondant aux attentes du programme.
Un choix présenté comme social
Wilfried Houngbédji inscrit cette extension des cantines dans un ensemble plus large de mesures sociales annoncées pour la rentrée. Il évoque notamment les moyens mobilisés pour le système éducatif et les mesures en faveur des personnes handicapées et d’autres.
Selon lui, l’ensemble représente près de 30 milliards de francs CFA d’engagements nouveaux. Le porte-parole du gouvernement établit un lien direct entre ces dépenses et les résultats économiques revendiqués par l’exécutif. « On ne partage que ce qu'on a produit », a-t-il résumé, estimant que l’accroissement des richesses permet aujourd’hui à l’État de financer davantage d’actions à impact social.
Au-delà de l’objectif affiché de 1,9 million d’écoliers, le véritable défi sera désormais de transformer cette promesse en repas effectivement servis, dès les premiers jours de classe, dans les écoles concernées. Pour le gouvernement, l’extension du programme doit surtout se mesurer dans l’assiette et dans la régularité de présence des enfants à l’école.
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