Aimé Agbokou déposé en prison. L’activiste béninois a été placé sous mandat de dépôt après son passage devant le parquet spécial de la CRIET, lundi 14 septembre 202, a appris Banouto. Il avait été arrêté il y a quelques ques jours et placé en garde à vue.
Selon une source judiciaire de Banouto, le mis en cause est poursuivi pour les faits de « harcèlement par le biais d'un système de communication électronique ». L’activiste a été écouté par le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme sur les accusations mises à sa charge.
Au terme de l’audition, apprend la même source, un mandat de dépôt a été décerné contre Aimé Agbokou. L’activiste a été donc conduit en prison en attendant sa comparution devant le juge correctionnel pour son procès.
Ex-militant politique et activiste
Responsable étudiant puis militant politique, Aimé Agbokoun a été membre du Mouvement populaire de libération (MPL), alors parti d'opposition, sous le président Patrice Talon. Responsable national chargé de la jeunesse au sein de cette formation, il a quitté le parti le 12 novembre 2021 évoquant une déception.
« Notre aventure au sein du parti que nous avons œuvré à créer en prenant avec nos camarades d’infortune des risques multiples s’arrête officiellement aujourd’hui. En nous lançant dans cette aventure à une période où il fallait avoir de l’audace pour se réclamer opposant, nous y avions cru en incitant des centaines de camarades à travers nos différentes universités et ensuite dans pratiquement toutes les communes du Bénin à nous rejoindre dans cette aventure que nous pensions pouvoir nous permettre de prendre notre destin véritablement en main. Nous avons été déçu tout simplement », avait écrit aimé Agbokoun dans un message partagé dans plusieurs groupes WhatsApp en novembre 2021, après sa démission officielle.
Dans ce message d’adieu, l’ex-militant et membre fondateur du MPL a toutefois indiqué que cette démission ne change pas son combat. « Nos convictions demeurent intactes et la lutte se poursuivra tant que nous serons en vie ». Contacté en son temps par Banouto, Aimé Agbokoun avait confirmé que ce message était le contenu de sa lettre de démission.
Plus tard, il s’est illustré dans des prises de positions sur la vie sociopolitique du Bénin, notamment à travers sa page Facebook. Sur cette page de plus de 48 mille abonnés, il se présente comme une « personnalité publique » et s'identifie aussi comme un créateur de contenu. Son arrestation a circulé sur les réseaux et dans certains médias et avait suscité beaucoup de commentaires. Certains internautes pensent qu’il a été interpellé pour ces prises de positions.
Quelques jours avant son interpellation, Aimé Agbokoun avait alerté, à travers une publication sur sa page Facebook, début septembre 2026, sur sa sécurité. Il disait avoir l'impression d'être poursuivi dans la circulation.
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